Volunteers in Java - Cianjur Indonésie

Notre expérience Volunteers in Java à Cianjur | Partie 1/2

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Voici la 1ère partie du récit de nos premiers pas en Indonésie dans le cadre du programme « Volunteers in Java » dans le village de Cianjur sur l’île de Java. Une immersion totale avec les habitants, des journées rythmées, la découverte d’une culture très éloignée de la nôtre, des émotions intenses, une expérience hors du commun. Nous vous invitons à la lecture de nos émotions…

Une nuit à l’aéroport

– Passeport ! Cianjur… ? Qu’est ce que vous allez faire là-bas ? Il n’y a aucun touriste !

– Euh… et bien nous sommes attendus dans une famille !

– Ah ! Mais vous allez voir ça n’est pas pour les touristes, il n’y a rien à y faire ! Ahah !Allez, passez !

Le court dialogue avec le douanier de l’aéroport de Jakarta nous met immédiatement dans l’ambiance. Comment réagir à ses remarques ? C’est plutôt ce qu’on recherche, un endroit authentique, un lieu ou les mœurs ne sont pas modifiées par l’afflux touristique. Mais quand même s’il n’y a vraiment rien à y faire… Nous verrons bien.

Il est 23h, aucun bus ne pourra nous acheminer avant le lendemain matin. Il va falloir tuer le temps. Nous récupérons nos bagages et allons faire un tour à l’extérieur de cet aéroport qui sera notre refuge pour la nuit. Cette chaleur humide typique des climats tropicaux en saison de pluies nous enveloppe instantanément, la sensation me rappelle notre voyage en République Dominicaine, cette odeur particulière chargée d’humidité, cette sensation étrange d’étouffer pendant quelque instants, pas de doute nous sommes dans un nouveau pays, sous de nouvelles latitudes. Le contraste avec l’air climatisé presque trop froid de l’aérogare est violent. 5 minutes suffisent, nous sommes en nage ! Après avoir trouvé un coin tranquille pour la nuit, c’est à même le sol que nous profiterons des ces quelques heures de sommeil.

Les frayeurs de notre arrivée

L’aéroport s’anime, les bruits de la vie nous réveillent, il est 5h du matin. 

Il est temps de prendre notre bus.

Par mail, notre hôte nous a décrit avec précision l’itinéraire, les bus que nous devons prendre. Les marchands ambulants montent dans les bus à chaque arrêt espérant vendre quelques fruits et scandent avec vigueur de nouveaux mots que nous ne connaissons pas. A peine habitués aux sonorités thaï, il va maintenant falloir que l’on prenne nos marques dans cette nouvelle langue.

Après quelques heures, notre second bus nous dépose aux abords du lieu de rendez-vous, un commerçant accepte gracieusement de nous laisser téléphoner, nous devons prévenir un certain « Kumis » de notre arrivée !

Quelques minutes plus tard, ce que nous devinons être notre hôte et un ami arrivent en scooter. Nous grimpons sur les motos tant bien que mal, je mets mon petit sac à l’avant et je garde mon gros sac sur le dos. 2 km plus loin nous nous arrêtons, mon « chauffeur » me demande de descendre et de suivre Marjo et son chauffeur… Je descends et le temps que je me retourne pour voir, il est reparti et mon petit sac avec ! Ce sac contient tout ce que nous avons de plus précieux, nos passeports, mon PC, le disque dur externe, la GoPro… Je ne suis pas d’un naturel inquiet mais là, une étrange sensation de vide m’envahit !

Nous venons d’arriver dans un nouveau pays, nous ne connaissons pas les gens avec qui nous sommes, à priori nous sommes les seuls européens de toute la ville et mon sac vient de se faire la malle avec cet inconnu ? C’est moi ou ça sent pas très bon là ? 

Je saute sur le conducteur de Marjo : « Il part où ton pote ? Il a mon sac à dos, j’en ai besoin ! » 

Il jette un coup d’œil rapide : « Euh.. il est loin là, t’inquiète pas il va revenir vite, t’en a vraiment besoin de suite ? ». 

Nous comprenons que nous n’avons pas le choix, il va falloir leur faire confiance ! 

Il s’engage dans un petit passage à peine assez large pour laisser passer un scooter, nous progressons dans un dédale de ruelles de la même taille. Là ça devient un peu gros, mon sac envolé et nous en train de suivre un inconnu dans un quartier somme toute un peu glauque de prime abord aux ruelles trop étroites pour que deux personnes se croisent, tellement facile de nous piéger ! 

Soit il va nous arriver un pépin, soit la homestay est vraiment dans un quartier de locaux propice à une immersion totale ! 

Chez Kumis

La voie s’ouvre sur une minuscule place où plusieurs maisons se font face, notre « guide » nous ouvre le portail d’une des maisons et nous demande d’attendre sur la terrasse. Kumis, notre hôte ainsi que mon sac ne tarderont pas à arriver, il était parti nous chercher à manger ! 

Après coup, je me dis que j’ai certainement été un peu parano. Il faut savoir que John, qui nous a conduit dans les ruelles, est certainement la personne la plus gentille et serviable au monde mais ça nous ne le savions pas encore.

Soulagés, nous prenons possession des lieux, de notre chambre. Nous habiterons chez Kumis et sa maman, exactement ce que nous cherchions, vivre avec eux, dans la même maison, dans un quartier authentique ! Kumis à 32 ans, il est prof d’anglais, aucun problème pour communiquer d’autant que vu le personnage, on ne risque pas de s’ennuyer ! Plein d’énergie et de bonne humeur, il sait nous mettre à l’aise,  on se sent tout de suite proche de lui.

Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre mais nous comprenons rapidement que le séjour s’annonce hors du commun. 

Nous nous installons sur la terrasse, Kumis nous sert du thé. Au loin, des vers récités, nous parviennent distinctement : « allāhu ākbar… », l’adhan… Il est midi, le Muezzin scande l’appel à la prière musulmane. Je suis transporté à des milliers de kilomètres, 15 ans en arrière lors d’un voyage au Maroc dans la famille de mon oncle. Dans leur maison en plein milieu d’un quartier non touristique de Rabat, je me souviens de ce moment que j’appréciais particulièrement. Tous les jours aux alentours de 18h je montais sur le toit avec mon thé à la menthe écouter l’adhan, scrutant la rue si vivante baignée de la lumière orangé d’un soleil couchant je restais là ébahi par de si grandes différences avec mon pays, j’avais 15ans, c’était mon premier voyage à l’étranger. Que c’est étrange de retrouver cette sensation ici, en Asie. La grande majorité des indonésiens (excepté sur Bali) sont musulmans.

En toute simplicité

Nous passons l’après-midi à la maison, discutant avec notre hôte, les heures passent, Kumis est très bavard et curieux de nous connaître. Il répond à toutes nos questions sur la religion, les us et coutumes indonésiennes et sundanese (la partie Est de l’île de Java parle le sundanese) les conditions de la femme et de vie à Java, les salaires, sans contour ni demi-mot, il nous répond toujours avec sympathie et honnêteté. Nous apprenons énormément de choses, en très peu de temps.

Le quartier est animé, les adultes et les enfants vivent, courent, jouent, discutent, rient, pèchent… 

Nous sommes pourtant en pleine ville, nous n’aurions jamais soupçonné une telle animation derrière les immeubles de la rue principale. Dans les étangs disséminés ça et là, les habitants élèvent des poissons. Assis sur un banc face à un plan d’eau, deux personnes chassent du petit gibier avec une carabine à air.

C’est avec le déclin du soleil que nous faisons la connaissance de Iggy, un voyageur de passage lui aussi chez Kumis. Il est espagnol et originaire de Barcelone, après une année passée à Londres il voyage en Asie pour une durée de 4 mois environ. C’est un passionné de langues, il parle évidemment l’espagnol et le Catalan mais aussi parfaitement l’anglais avec un accent British déroutant, est capable de discuter avec nous exclusivement en français, il sait tenir une discussion en Italien, en Portugais, profite de son passage en Indonésie pour apprendre un peu le Bahasa Indonesia. Il a déjà dans ses projets de vivre une année dans un pays francophone pour perfectionner sa connaissance de la langue de molière et projette d’apprendre le Chinois ensuite… Rien que ça ! Il possède un vrai don pour les langues. 

Nous faisons connaissance, le courant passe immédiatement. Nous nous interrogeons sur le fonctionnement, sur nos missions ici. Tout semble bien fonctionner mais de manière un peu anarchique. On ne sait pas ce que nous ferons demain, ni même dans l’heure qui suit, nous saluons des gens sans savoir quel est exactement leur rôle dans cette association.

Rendez-vous pour l’apéro

Kumis s’apprête à partir, il nous propose de le rejoindre dans un bar proche pour retrouver des amis à lui. Ça nous plaît, nous n’avons rien contre aller boire une petite bière avec les potes de notre hôte ! Rendez-vous au « Fan – Fan ». Iggy connaît le chemin, nous le suivons. Trois « bule »  (étrangers en Indonésien) qui se baladent tous seuls ici, ça ne passe pas inaperçu ! Tous les locaux s’arrêtent de vivre pour nous regarder passer avec des yeux grands comme des soucoupes. Nous esquissons quelques sourires et les visages s’illuminent. 

Les « hello » fusent, « Where are you from ? », « What’s your name ? ». J’aime ces moments, de la simplicité dans l’échange, un contact visuel bref mais tellement chaleureux ! Ce début de voyage en Indonésie s’annonce très bien.

Nous arrivons au fameux « Fan-Fan » qui est un peu LE bar du coin, des jeunes sont attablés avec des verres, des pichets, bonne ambiance ! Nous récupérons la carte pour passer commande, nous lisons « Susu madu… Susu gula… Susu telur… » nous ne comprenons pas grand chose, rien n’est traduit.

  • Kumis, que veut dire Susu ?
  • Lait !
  • Euuuh…
  • Oui c’est du lait au miel, du lait sucré, du lait avec de l’oeuf…
  • Ah mais… il n’y a que ça sur la carte là ! 
  • Non, il y a du Coca, du Sprite et du thé aussi.
  • Ok mais vous allez boire quoi vous ?
  • Bah du lait ! Comme d’hab !

Je me retourne pour observer les autres clients, effectivement AB-SO-LU-MENT tout le monde boit du lait…il est 22h30. Des verres de lait, des pichets de lait. Vanille, fraise, chocolat, il y en a pour tous les goûts. Ici, dans ce village musulman et ô combien peu touristique, les jeunes boivent du lait au pub du coin. Les bières n’existent pas, les supermarchés ne vendent aucun alcool. Pour s’en procurer il faut avoir des contacts, en acheter au marché noir dans la réserve poussiéreuse d’un vendeur peu scrupuleux.

« Bon, et bien deux verres de lait s’il vous plaît ! Le pichet ça risque d’être un peu trop ! ».

Les prémisses d’une idylle

Autour de notre boisson festive, nous faisons alors la connaissance de Jamal, Dian et Timmy. Après deux ou trois verres de lait, la soirée bat son plein. Nous rions, discutons et apprenons à faire connaissance avec ces nouvelles rencontres pleines d’humour et de bonne humeur. Timmy est un talentueux magicien qui nous montre quelques tours. Le courant passe tout de suite avec Jamal, nous comprenons qu’il sera notre guide pour la journée de demain. Dian est jeune, belle et extrêmement gentille, une certaine complicité s’installe entre elle et Marjo. Quelques regards discrets, chamailleurs, ils se taquinent comme deux adolescents qui se cherchent, se passerait-il quelque chose entre Dian et Kumis…? 

Nous rentrons enjoués par notre première soirée en compagnie de nos nouveaux amis, ces premiers contacts sont aussi déroutants que motivants. Nous sommes curieux d’en apprendre d’avantage sur leurs vies, leurs relations, nous nous posons des tas de questions. Nous nous laissons porter, parce qu’ici nous ne sommes plus maîtres de l’organisation de notre voyage, c’est Kumis qui nous dira chaque soir de quoi sera fait le lendemain. Il nous réserve de bien belles surprises…

Nous devons nous coucher tôt, premièrement parce que c’est ce que fait tout le monde, deuxièmement, que faire d’autre ? Les journées commencent avant le lever du jour, avec la première prière à 4h30 !

Nos premiers mots

7h30, Jamal vient nous chercher. Sa bonne humeur est contagieuse, il a une pêche d’enfer. Jamal à 22 ans, il vient de finir ses études. Il a exercé dans un collège comme prof d’anglais et a également été guide. Il parle un anglais parfait avec un accent bluffant. Jamal nous taquine, nous fait des blagues, il a un sourire ravageur, et derrière tout cela, se cache un cœur gros comme ça.

Nous commençons par faire un tour au marché local il lui manque quelques ingrédients pour le repas du midi. C’est un marché typique, rien n’est factice, rien n’est « aménagé » pour le touriste. Comme souvent en Asie, les odeurs et les couleurs sont…surprenantes ! Nous sommes en saison des pluies, la boue ruisselle dans les allées, entre les étals présentant ici des viandes à l’hygiène plus que douteuse et là des légumes colorés, la foule piétine dans des marres ! Des pluies diluviennes  s’abattent toutes les nuits et les après-midi sur la région et des jus divers et variés voire avariés coulent des stands.

Nous nous faufilons à travers ce marché, les gens nous hèlent « Selamat Pagi, mao kamana ? / Bonjour, où vas-tu ?», Jamal nous enseigne quelques bases « Jalan Jalan / On se balade ! ». Les rires fusent, les visages s’illuminent, les gens sont très contents que nous leur répondions dans leur langue.

La maison de Jamal

Après quelques kilomètres de Bemo (transport local, un mix entre le tuk-tuk et le mini bus), nous arrivons à Songgom le village de Jamal. Il nous emmène chez lui. Nous faisons la connaissance de sa maman, elle ne parle que le dialecte de la région, le Sundanese. Impossible de communiquer mais Jamal fait la traduction si besoin. La maison est simple, elle comporte 4 pièces. Deux chambres avec un matelas au sol, un salon composé d’un grand meuble à vaisselle et d’un simple grand tapis au milieu de la pièce, une cuisine traditionnelle et un renfoncement « salle de bain », toilettes turques et seau d’eau pour se laver. 

Dans chaque pays que nous avons traversé, il existe des excursions permettant de visiter les maisons traditionnelles et rencontrer leurs habitants. Excursions malheureusement bien souvent bidonnées, difficile d’établir un contact authentique lorsque 20 ou 30 personnes font la queue leu leu pour « voir » la maison en question et regarder quelqu’un cuisiner à une heure complètement improbable. Certains touristes en mal d’authenticité profitent de la scène comme s’ils étaient au zoo et semblent cruellement oublier qu’ils sont en présence d’humains. Le clou du spectacle est orchestré par ces mêmes personnes que tu entendras dire « Mais comment font-ils pour vivre ici ? Moi je ne pourrais pas. »

Tout ça pour dire que si vous venez chez Jamal vous serez à des lieux de ce genre de situation. Vous serez le seul touriste dans sa maison, dans le village, voire dans les 50 km à la ronde. Vous aurez tout le loisir de leur poser les questions que vous voulez, jouer à cache-cache avec les gamins d’à côté et vivre un moment avec eux, rien qu’eux. C’est peut-être un peu égoïste, mais à ce moment nous nous sommes sentis vraiment privilégiés. 

Une feuille de bananier en guise d’assiette

C’est l’heure de la balade dans les rizières qui entourent complètement le village. Jamal nous guide et nous explique beaucoup de choses, le rythme des récoltes, les différents types de riz et leur prix de vente. Il est possible de donner un coup de main dans l’une ou l’autre des plantations si la saison et le jour s’y prête. Ce ne sont pas des rizières en terrasse comme on peut en voir à Sapa au Vietnam ou à YuanYang en Chine mais le paysage n’en est pas moins séduisant.

De retour chez Jamal, c’est déjà l’heure de manger et nous allons mettre la main à la pâte! Assis à même le sol nous voilà en train d’éplucher, d’émincer, de couper, de broyer, de cuire, un véritable cours de cuisine. 

Le repas préparé, Iggy et John nous rejoignent. Iggy revient du collège, il a assisté la professeur d’anglais dans son cours. Jamal nous quitte quelques instants, il est midi. C’est l’heure de la deuxième prière de la journée, il doit se rendre à la mosquée du village. Jamal est très pratiquant, il est impensable pour lui de ne pas honorer les délais de prière.

Assis sur le tapis du salon, une immense feuille de bananier en guise d’assiette géante, nous partageons un repas convivial. Jamal nous propose bien des couverts mais ce serait un peu tricher non ? Eux ne s’en servent pas, autant vivre l’expérience jusqu’au bout !

Durant l’après-midi nous continuons à nous balader dans les environs notamment pour visiter les plantations de thé qui s’étendent sur plusieurs hectares. Il est temps de rentrer chez Kumis après cette journée bien remplie.

L’heure, c’est l’heure !

Sur la route du retour, soudainement, le Bemo s’arrête en bord de route, le chauffeur et les quelques clients descendent. Un peu surpris sur le coup, nous comprenons rapidement qu’il est 18h30 et que nous n’aurons pas le temps d’arriver à Cianjur avant la fin du temps imparti pour la 4ème prière de la journée. Ils se sont donc arrêtés non loin d’une petite mosquée afin de prier en temps et en heure.

Nous posons beaucoup de questions à Jamal sur sa religion. Il nous donne des réponses très précises avec le plaisir immense de partager sa culture. 5 prières rythment leurs journées : la prière de l’aube qui doit être effectuée avant le lever du soleil, la prière de la demi-journée aux alentours de midi, la prière de l’après-midi vers 15h, la prière du coucher de soleil qui doit commencer dès que le disque solaire n’est plus perceptible et enfin la prière du soir. Les prières et prosternations doivent être orientées vers la Mecque (il n’est pas rare que dans certains endroits, une flèche au sol indique cette direction), il faut faire ces ablutions (se purifier, se laver) et se couvrir les parties du corps qu’il est indécent de montrer. Les prières du vendredi sont les plus importantes de la semaine. Ainsi, ce jour-là les activités et travaux quotidiens cessent très tôt dans la journée.

Jamal est curieux, il nous pose à son tour des questions. Lui aussi cherche à mieux nous connaître, c’est un échange simple. Même s’il a l’habitude de rencontrer des étrangers, sa surprise se lit sans détour sur son visage lorsque nous lui expliquons que nous n’avons pas de religion, que Marjo n’est pas baptisée, que nous vivons ensemble depuis 8 ans sans être mariés, que chez nous les enfants peuvent être conçus hors mariage, qu’aucune restriction ne nous est imposée face à l’alcool, à la nourriture, aux relations sexuelles, à la façon de nous habiller… Mais Jamal est une personne cultivée très ouverte d’esprit et très tolérante, notre façon de vivre ne le choque donc pas.

Retour en enfance

La journée se termine encore une fois au « Fan-Fan », notre repère de débauche à base de lait demi-écrémé. Une nouvelle personne vient d’arriver chez Kumis pour participer à ce programme. Il s’agit d’une française, elle s’appelle Lola et a 21 ans. Elle est partie seule depuis 4 mois en Australie et en Nouvelle Calédonie où elle a travaillé. Nous faisons connaissance, très rapidement nous devenons amis. Vivre ensemble dans un lieu si particulier crée des liens rapides et solides. Dian est là aussi ce soir, nous interrogeons Iggy qui a observé la vie ici depuis quelques jours déjà. Nos soupçons se confirment, Kumis et Dian se sont rencontrés le mois dernier et il semblerait qu’une idylle soit en train de naître… Marjo s’amuse à taquiner Dian qui rougit comme un phare en riant. Elles font des messes basses, nous avons 15 ans à nouveau. Dian n’a que 22 ans, elle n’a encore jamais eu de relation avec un garçon. Toutes les femmes portent le voile et sa religion lui interdit d’avoir des rapports avant le mariage. A travers nos discussions à voix basses, je sens que malgré sa pudeur non dissimulée, elle à un côté espiègle et taquin, elle aime ce jeu de séduction et s’en amuse beaucoup. 

Ce soir, Kumis nous expose à nouveau le programme du lendemain. C’est un moment plein de surprises, de quoi sera faite notre journée ? Que va-t-il nous proposer ?

Il nous annonce alors que demain, nous sommes invités à un mariage…

A suivre…

Bastien

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