Shangri-La Yunnan Chine

Région du Yunnan | Shangri-La, Lijiang, rizières de Yuanyang 3/3

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

On se rapproche du Tibet dans la ville de Shangri-la à 3800 m d’altitude, puis on redescend à Yuanyang pour (espérer) voir les rizières, on frôle alors à la frontière vietnamienne ! 

Dernière étape de notre périple chinois ! Ah oui, et j’ai failli me battre avec un chauffeur de taxi… (!)

Après un séjour à Shaxi, nous continuons à monter en altitude pour regagner Shangri-la ! Nous n’aurions jamais été aussi proches du Tibet et nous n’aurions jamais eu aussi froid qu’ici 🙂 3800 m d’altitude, on le sent !

Bien que les journées soient ensoleillées, les nuits sont fraîches ! Jusqu’à -2° ! Et pas de chauffage dans les chambres puisqu’il n’y a de chauffage nulle part (en même temps, vu le jour qu’il y a aux fenêtres et aux portes, je vois pas bien l’intérêt de chauffer!). Un peu rude ! On se contentera d’une bonne couverture chauffante dans le lit (pratiquement toutes les auberges en sont équipées depuis Dali).

Shangri-la : nous n’avons pas été séduits

Nous nous attendions à autre chose. C’est une ville très étalée et peu de charme s’en dégage.

Ce qu’il faut savoir également, c’est que deux tiers de la vieille ville ont brûlé dans un immense incendie, 9 mois auparavant. Des dizaines d’ouvriers œuvrent chaque jour à la reconstruction de la ville. Cette partie ressemble à un immense chantier poussiéreux. La « nouvelle » vieille ville aura cela de moins authentique… 

On a trouvé une auberge sympa et pas chère avec wifi et eau chaude (une bénédiction vu la température ambiante) The Dragon Cloud hostel. Nous avions besoin de nous reposer après notre trek dans les gorges du Saut du Tigre et profiter de ne rien faire, lire et mettre à jour notre cher blog 🙂

Ce qui est chouette c’est la proximité avec le Tibet et l’immense monastère tibétain (le plus grand hors Tibet) qui s’y trouve.

L’entrée coûte cher, 115 yuans. Mais ça vaut quand même le coup ! On a bien essayé de ruser pour ne pas payer mais ça n’a pas marché. On s’est gentiment fait rattraper par un garde vigilant 😉

Plus de 600 moines tibétains habitent là, ça ressemble à un petit village. 

Il y a plusieurs grands temples à l’intérieur du monastère tapissés de peintures murales extraordinaires, magnifiques. Les toits sont recouverts de feuilles d’or, le soleil reflète et ça brille de mille feux, nous éblouit. 

On se balade gentiment puis on entend des bruits de moines qui prient, on essaye de comprendre de quel endroit ça vient, on trouve. Et sans rentrer vraiment dans le dit temple, on aperçoit des centaines de moines tibétains assis vêtus de leur drapé rouge traditionnel. L’un nous fait signe de rentrer mais je n’ose pas. Bastien s’avance un peu. Je regarde de loin puis j’ose quelques pas. Malgré ma discrétion, tous me regardent, j’ai l’impression de déranger même si je frôle les murs et que j’ai envie de disparaître. 

Je ne prendrai pas de photo. Vous ne verrez donc malheureusement pas cette scène mémorable mais je ne me sentais pas à ma place. Je me suis sentie comme une touriste trop curieuse. Nous sommes ressortis.

Sur la place principale de la ville se dresse un immense moulin à prière orné d’or et éclairé la nuit. C’est le clou du spectacle de Shangri-la. Nous y sommes montés, il faut être pratiquement une dizaine pour arriver à le faire tourner à la force des bras.

Et sinon, Shangri-la fut pour nous l’occasion de passer 2 excellentes soirées à base de gros gueuletons ! Rappelez-vous de notre amie Pei, la malaisienne rencontrée aux gorges du Saut du Tigre, nous nous retrouvons ici autour d’une table pour déguster des plats bien du coin (je vous en parlerai un peu plus tard dans mon article consacré à la cuisine chinoise) et rebelote le lendemain, une soirée géniale avec ses amis suisse en israélien. Un vrai bonheur !

Lijiang : c’était pas prévu, mais ça valait le coup

Un léger contretemps nous a finalement amené à découvrir la vieille ville. Et du coup, c’était bien sympa. 

Nous étions obligés de repasser par Lijiang pour attraper un train qui nous emmènerait jusqu’à Kunming puis de là prendre un bus pour Yuanyang.

Une fois à la gare des bus de Lijiang, nous devions rejoindre la gare ferroviaire, à l’opposé de la ville. On ne sait pas du tout quel bus prendre et après avoir bataillé pas mal et attendu que le prétendu bus passe sans que l’on n’en voit jamais la couleur, nous décidons de prendre un taxi. Le temps presse ! On avait repéré un train qu’on aurait voulu ne pas louper (pas de réservation encore faite, vous commencez à être habitués!)

Peut être que c’est un peu notre faute, mais pas encore totalement habitués à certaines pratiques, on a faillit se faire avoir par le chauffeur de taxi. Enfin, on peut dire qu’on s’est un peu fait enfler quand même. Aucune idée du prix de la course. Le chauffeur nous balance un « 40 yuans » auquel on répond un bref ok, pour vite monter dans le taxi arrêté en plein milieu de la route entre les motos et les bus. Le compteur tourne. 20 minutes plus tard nous voilà devant la gare. Réjouis, nous remarquons que le compteur indique 23 yuans. Pensant bêtement que les 40 yuans étaient le prix max de la course, on s’est dit : Parfait, c’est moins cher que prévu ! Que nenni, novices que nous sommes ! Il réclame son dû avec ardeur, ce voleur de chauffeur ! Il nous réclame presque le double de ce que son compteur indique. Bastien, son calme olympien et sa diplomatie sous le bras, essaye de demander au chauffeur pourquoi il ne s’en tient pas à ce qui est écrit sur son fichu compteur. L’autre s’en fout, scande des « 40 yuans » à tout va et devient carrément agressif. La moutarde me monte au nez, je perds le peu de sang froid dont je dispose, je sors 30 yuans, crie plus fort que lui, lui tend les billets et je descends de la bagnole. 

On ne nous y reprendra plus.

Un peu tendus, nous arrivons au guichet de la gare. Je vais vous la faire courte cette fois. Le train qu’on voulait est finalement full. Enfin presque. Il ne reste que des hardseats. On s’était dit plus jamais. On dormira une nuit à Lijiang.

Là où c’est drôle : c’est qu’on aura pris ce taxi pour rien.

La Vieille Ville est classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco et on le comprend une fois dedans. C’est magnifique. Un dédale de ruelles pavées, des canaux partout. Un côté plus charmant et plus préservé qu’à Dali.

Nous n’y resterons qu’une journée, c’était vraiment pour pouvoir monter dans le train !

Les rizières en terrasses de Yuanyang

Direction Yuanyang. C’était une journée un peu hard puisqu’on s’est enfilé 8h de train de nuit, puis 1 bus local, puis 6 heures de bus, puis encore un autre bus d’1h. Long.

La version officielle nous dit qu’il faut acheter un billet d’entrée de 100 yuans pour pouvoir accéder aux fameux scenics spots, les points de vue centraux et immanquables des rizières.

Il faut qu’on essaye d’éviter à tout prix de payer ce « droit de passage » car c’est clairement du vol.

Nous avons eu beaucoup de chance, on n’y croyait pas beaucoup mais ça a fonctionné !

Nous sommes passés à travers les mailles du filet et n’avons donc pas payé les 100 yuans demandés. Nous étions dans un minivan en direction du village de Duaoyishu à 1h de Yuanyang, avec que des touristes, 2 autres français et 2 américaines. Le chauffeur s’est donc automatiquement arrêté au fameux poste de contrôle…

Nous avons fait un seating dans le minivan en expliquant aux gardes que non, on ne voulait pas payer et qu’on voulait juste aller au village de Duaoyishu (Normalement même pour aller au village il est obligatoire de payer)… A force de persuasion et de scander « NO TICKETS NO TICKETS !! NO MONEY NO MONEY !! », au bout d’un moment le chauffeur a réussi à convaincre les gardes et ils ont ouvert la barrière… On sera bien restés un quart d’heure dans le bus.

Le chauffeur n’a évidemment pas oublié de nous demander 5 yuans de plus par personne pour l’aide (coût total 20 yuans par personne la course d’1 heure avec passage gratuit).

Notre conseil : Essayer de monter dans un minivan avec des locaux et signaler au chauffeur dès le départ à YuanYang que l’on ne veut pas payer le ticket et simplement passer par la route sans s’arrêter au poste d’achat des billets (quitte à lui glisser un petit pourboire).

Nous avons eu pas mal de brouillard (90% du temps) mais le peu qu’on a vu était déjà sympa… Alors oui on recommande mais regarder la météo avant peut être une bonne idée… parce que si on avait dû payer les 100 yuans pour ce qu’on a pu voir, on aurait eu sacrément les boules !

À Duaoyishu (1 heure de YuanYang et en plein dans les rizières) nous avons testé 2 guesthouses :

  • Sunny Guesthouse, on recommande pour la vue qui est vraiment splendide surtout le matin si le temps est dégagé les chambres sont environ à 150 Yuans (prix hostelworld) mais la patronne nous a fait la chambre à 100 yuans car nous avons eu du mal a trouver l’auberge (nous sommes arrivés en pleine nuit et c’est très mal indiqué). Point négatif, personne ne parle vraiment anglais.
  • Timeless, beaucoup plus facile à trouver, on tombe dessus en descendant dans le village. Vue un peu moins sympa, avec des arbres et des maisons devant les rizières, mais assez neuve, ouverte il y a 3 mois. 

Chez lui la double est à 120 Yuans à priori, nous avons dormi pour 35 yuans par personne et nous étions seuls dedans.

Le gérant parle bien anglais, il connaît bien la région. On peut l’assommer de questions sur les coutumes locales et il propose un tour à pied dans un village voisin reculé qui vient d’être protégé par l’UNESCO le mois dernier. Il propose cette excursion d’environ 4 heures de balade gratuitement pour les clients de l’auberge (chapeau !). 

Il nous a expliqué entre autre que les villageois vivent en harmonie avec les animaux et la nature et que les maisons sont ainsi faites : Le rez-de-chaussée est pour les animaux (poules, cochons, canards…), le premier étage pour les hommes et le dernier sert à faire sécher les céréales. 

C’est alors qu’on croise dans le village et totalement en liberté tout un tas d’animaux.

Il nous a expliqué aussi que les enfants du village ne sont pas scolarisés. Dès le plus jeune âge, ils rejoignent leurs aînés dans les champs, dans les rizières.

Hékou – Lao Cai, passage de frontière Chine – Vietnam

Après les rizières nous sommes allés à Hékou, dernière ville chinoise avant le passage de la frontière vietnamienne. C’est assez simple, depuis Duaoyishu, il suffit de prendre un minivan pour YuanYang (15 yuans la course par personne) puis le bus part à 10h – 10h10 de YuanYang, le ticket coûte 58 Yuans par personne. 

Une fois à l’arrêt de Hékou il faut prendre un bus de ville pour rejoindre la frontière, il nous arrête un peu avant, il suffit de marcher 200-300 mètres pour arriver au poste d’immigration. Pour info il y a une cash machine pour retirer des dongs juste après avoir passé le pont et les derniers contrôles de passeports. Si vous avez des dollars, c’est aussi bien. Mais surtout n’échangez pas vos derniers yuans contre des dongs par peur de ne pas avoir de monnaie, les rabatteurs de la rue juste avant la frontière vous arnaquerons sur le taux de change.

Nous voilà donc arrivés au Viet Nam !! Nouveau pays, nouvelle culture, nouvelles saveurs, nouvelle monnaie ! Tout change et on vous raconte tout ça très vite !!

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages, mes bons plans et mes conseils de vadrouille !
Sometimes the hike is better than the top !

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