Retour tour du monde

Retour Tour du Monde : le Bilan 7 ans après (il n’est jamais trop tard)

La première question à laquelle j’ai envie de répondre en toute transparence, c’est pourquoi nous sommes-nous lancés dans cette aventure autour du monde ?
Sans aucun doute pour devenir des super héros de l’aventure, jalouser notre entourage, être adulé par ceux qui n’oseront jamais et incarner l’image du couple parfait qui affronte tous les dangers.
Voyez, ça vous donne une idée de qui nous sommes si jamais vous débarquez ici par hasard. Ça vous donne aussi une idée de notre niveau d’auto-dérision. 
Mais pourquoi avoir attendu 7 ans pour vous parler de notre retour de tour du monde ? Notre retour de voyage a-t-il été difficile ? Même Pas. Avons-nous subit cette fameuse dépression du voyage ? Hmm, non. Enfin… peut-être que j’étais dans le déni finalement…
Je vous déballe tout sans tabou avec du recul et un peu avec mes tripes aussi. ⬇️ 🌍

Pourquoi un bilan retour de tour du monde 7 ans après ?

Le 7, c’est un chiffre-clé dans les contes, il a une valeur symbolique très forte. C’est pourquoi j’ai décidé d’attendre 7 ans pour vous parler de mon ressenti sur ce voyage et de notre retour. Voilà, je voulais créer l’attente et susciter l’engouement. Pile au moment où vous ne m’attendiez plus, je redébarque. C’est de la stratégie marketing de qualité où je ne m’y connais pas ! Comment ça, vous avez trouvé ça un peu longuet ?

Soyons un peu sérieux (même si j’aime moins). En réalité, c’est le temps qu’il m’aura fallu. Ouais, j’suis un peu longue à la détente apparemment.

7 ans d’arrêt du blogging, mais pas 7 ans d’arrêt d’écriture. Non. Ça, j’en serai malade. Je vous l’accorde, que quand on aime écrire, on trouve du plaisir à écrire pour soi. Mais un rédacteur, un écrivain, un blogueur ou n’importe quel être humain n’imaginant pas vivre sans un clavier sous ses doigts, écrit surtout pour être lu. Sinon, ça s’appelle un journal intime et je n’ai plus 12 ans.

Continuez votre lecture, vous allez comprendre. C’est un petit teasing pour vous garder en haleine. Si je vous balance tout maintenant, vous n’allez pas lire jusqu’au bout bande de coquins, je vous connais ! Et puis, voyez, y’a tout de même une forme d’ordre à respecter dans ce récit de ouf.

Les enseignements de ce voyage et les difficultés rencontrées

Si j’ai bien appris une chose de cette expérience de tour du monde, c’est que rien n’est grave dans la vie. Attention, bien sûr, qu’il existe des choses vraiment graves. Mais si elles arrivent deux à trois fois dans ta vie, ces choses vraiment vraiment grave, c’est déjà énorme.

Pour tout le reste, il y a trois compétences à développer qui apparaissent comme par enchantement (ou par obligation) au cours d’un voyage comme celui-là : la patience, la capacité à prendre du recul et le courage. Une fois que t’as ça, t’es armé pour la vie. Plus rien n’est grave. Plus rien n’est un problème. Le monde ne s’écroulera plus même si c’est le déluge dans ta tête. 

Un léger mal du pays à Bangkok, au bout de 6 mois de voyage, pour ma part. Ouin, ouin, je veux un yaourt Danone, un camembert Président, mon lit et mon doudou. Ça a duré 24 h parce que j’ai un Bastien dans ma poche et qu’avec un Bastien dans sa poche, la déprime s’envole comme par magie.

Quelques pépins de santé aussi de mon côté, mais si vous avez avidement lu tous nos articles de blog, vous devez déjà être au courant des grandes lignes. 

Et sinon, bah c’était quand même que du gros kiffe.

Avons-nous eu des regrets pendant ce tour du monde ?

Sur le voyage en lui-même, aucun. Toutes les décisions que nous avons prises, ont été prises à deux et mûrement réfléchies. Je pense notamment à nos nombreux changements d’itinéraire en cours de route. Ou alors, il ne s’agit pas de regrets mais plutôt de déceptions complètement liées à des choses que nous ne maîtrisions pas, comme la météo par exemple. Mais ça, on n’y peut rien Jeanine.
Par contre, il s’est passé deux événements qui m’ont vraiment bouleversée dont l’un a eu lieu au retour de notre tour du monde.

Le premier : je n’ai pas pu assister au mariage de mes 2 amis d’enfance. 

À ce moment-là, en 2015, cela faisait pratiquement 15 ans que je les avais rencontré. L’un d’abord. On était des ados, on était “les meilleurs potes”, on passait nos journées dans les vagues, à trafiquer nos Ciao pour qu’ils fassent plus de bruit, à jouer à Mario Kart sur la GameCube et à écouter Bob Marley en boucle. C’était mon poto qui habitait à un saut de puce de chez moi ; on passait tous nos week-ends ensemble.

Et puis, y’avait ma super pote de Paris qui descendait dans le sud-ouest à chaque vacances. 

Un jour, j’ai présenté Bob Marley à la parisienne. Je ne sais pas si l’amour était dans l’air ce jour-là ou si Cupidon traînait ses guêtres dans le coin, mais j’étais sûre d’une chose, ces deux-là, ça allait devenir du sérieux.

Ils sont aujourd’hui les parents géniaux de deux non moins géniales petites filles et vous l’aurez compris, ils ont décidé de se marier pendant mon année de tour du monde.

Hasard malheureux du calendrier. On ne reporte pas un mariage parce que l’une des invitées (aussi déterminante soit-elle dans l’avenir de ces deux-là 🙃) est partie faire le tour du monde. Et on ne décale pas non plus de 6 mois le départ d’un tour du monde parce que 2 personnes (aussi chères à mon cœur soient-elles) se marient.

Croyez-moi, je me suis longuement posé la question de rentrer. Faire l’aller-retour sur quelques jours et assister à leur mariage. Mais il faut reposer le contexte. Cela faisait pratiquement 6 mois que nous étions partis. À ce moment-là, nous étions en Indonésie. On venait de se taper les ascensions des volcans dans l’est de l’île de Java. Je sortais de 10 jours d’immobilisation à Yogyakarta à cause de mon infection à la cheville.
On était en mode baroude, routard, craspouille. Les cheveux gras et les chaussures crottées. Mon vêtement le plus classe, c’était un sarong déchiré. Et non, on ne se pointe pas en sarong déchiré et en cheveux gras à un mariage.

Aussi, rentrer impliquait de payer un billet d’avion aller-retour pour seulement quelques jours depuis l’Indonésie : un budget faramineux par rapport à notre budget TDM global (même si j’y serai allée seule) qui nous aurait obligé à écourter notre voyage de plus d’1 mois. Je ne parle pas de l’impact carbone d’un si grand voyage en avion pour si peu de temps, parce que pour prendre cette décision, j’avoue, je ne tenais pas compte de ce genre de considérations. Donc finalement, c’est bel et bien le budget qui m’a freinée et le fait de devoir y aller sans Bastien qui les connaît aussi depuis de nombreuses années. 

C’est donc franchement un regret que j’ai et qui m’a fait beaucoup de peine sur le moment. 

Le deuxième : je n’étais pas présente pour soutenir une très bonne amie

Bon, ça c’est la partie franchement pas cool de l’histoire. La maman d’une de mes très proches amies est tombée gravement malade peu de temps après notre départ. Ce genre de maladie dont tu ne te relèves pas et qui t’emporte en moins d’un an. Ce genre de maladie dont tu n’aimes pas prononcer le nom peut-être un peu par superstition.

Lorsque nous sommes rentrés en septembre 2015, nous avons retrouvé nos amis, non pas autour d’une grande fête joyeuse de retour, mais au funérarium.

Nous avons passé un an autour du monde à vivre notre meilleure vie sans jamais nous douter de ce que mon amie traversait dans sa vie réelle à elle. Un an d’hôpital, d’aller-retour, d’espoir, de déception, de préparation au pire, de larmes, de patience, de colère, d’angoisse, de nuits blanches, de résilience.

Un retour de voyage difficile. Elle ne nous a jamais rien dit. Pour ne pas gâcher notre voyage, paraît-il. Vous en connaissez beaucoup des comme ça vous ? 💜

Une chose est sûre, rentrer dans ce contexte, ça te ramène à la vie réelle sans période d’essai.

Retour tour du monde : reprise de la vie quotidienne

La vie reprend, la vie continue, et faut pas la lâcher. 

Je dois être honnête, nous étions contents de rentrer. Nous ne nous sommes jamais vraiment dit que nous aurions bien continué l’aventure un peu plus. Non, le voyage de retour ne nous faisait pas peur. Je comprends ceux à qui ça arrive et qui rentrent à reculons, parce que bah “faut bien rentrer”. Non, on était même vraiment impatients.

Impatients de reprendre un travail, impatients de retrouver un appart’ à nous, impatients de retrouver nos amis et notre famille. La vie de routard nous a un peu fatiguée, au bout d’un an, nous avions envie d’autre chose.
Toutes nos jauges de besoin d’aventure et de sensations fortes étaient remplies pour un bout de temps. C’est tout ce dont nous avions besoin.

Pour ma part, un nouveau défi professionnel m’attendait. J’ai trouvé un poste depuis le Brésil ; j’ai passé un entretien téléphonique depuis une petite auberge à Paraty. J’allais devenir prof pour des BTS tourisme quelques heures par semaine et responsable d’une formation Conseiller Voyages & Séjours par ailleurs. Wouah, c’était fou. J’avais hâte.

Retour tour du monde
C’est précisément depuis cette auberge à Paraty, au Brésil, que ma carrière professionnelle a pris un nouveau tournant !

J’avais démissionné de mon poste en agence de voyages juste avant de partir en tour du monde et avant même d’être rentrée, me voilà déjà embauchée à un poste de dingue, présentant de nouveaux défis, un statut cadre et une rémunération bien supérieure que celle à laquelle j’avais renoncé.

En revanche, une somme colossale de travail m’attendait. Le genre de somme colossale qui t’empêche totalement de réaliser que tu es rentrée et que la vie a repris son cours.
Sous l’eau. Plouf.

Je n’ai pas touché terre pendant une grosse année. Je travaillais jour et nuit. Mais ça valait le coup. Je me suis éclatée. Genre vraiment. 

Au début, je vous cache pas que c’était freestyle. On rentre, ok, c’est bien. Mais on n’a pas de logement, pas de véhicule (et là où on vit, on a clairement besoin d’un véhicule), et pas grand chose d’autre que notre bi** et notre couteau. On s’est gentiment fait hébergé par un très bon ami à nous, pendant presque 1 mois. Le temps de se retourner. 

Le délire, c’est qu’à ce moment-là, il hébergeait aussi sa sœur, son mari et leur enfant de 4 ans. C’était drôle de rentrer dans des conditions pas classiques. Quelque part, on continuait un peu l’aventure. On a donc dormi tous les 3 (Bastien, notre ami et moi) dans son salon pendant près d’un mois. Le soir, j’essayais de préparer des cours (la veille pour le lendemain) et surtout, j’essayais de comprendre comment on dispensait un cours à des élèves de BTS. 

Ce même adorable pote me prêtait sa voiture pour que j’aille donner mes cours à 30 minutes d’ici, lui, il allait au boulot en vélo. En parallèle, on cherchait un appart’, une voiture et un peu moins de bordel.

Vous voyez, pas de quoi déprimer du retour de notre tour du monde. Du tout. Pas une minute pour y penser !

Voyage à La Réunion
Voyage en solo sur l’île de La Réunion dans le cadre de mon nouveau boulot (j’ai parrainé l’ouverture d’une formation en tourisme).

Tout s’enchaîne, tout s’oublie, tout le monde s’en fout

Tout s’est enchaîné avec une facilité déconcertante. Du moins, c’était mon point de vue à ce moment-là. Car s’il y a bien un enseignement qu’on retient après un voyage comme celui-ci, c’est que chaque problème a une solution et que finalement, un problème n’en est peut-être pas vraiment un. 

Un appart’ très chouette, une voiture, un boulot, et roulez jeunesse ! 

Notre voyage s’éloigne alors, on le laisse de côté. Comme le vieux souvenir d’une autre vie qu’on aurait vécue.

Toi, tu viens de vivre un truc de dingue. Le rêve de ta vie. Peut-être que tu n’as même pas les mots pour en parler. Ou alors, il faudrait se poser au coin du feu et laisser les heures s’égrener au fil de tes récits d’aventure. 

Sauf que les gens que tu retrouves dans ton quotidien, ils n’ont pas du tout vécu la même chose. Et franchement, ils ne peuvent pas vraiment comprendre ton état d’esprit. Le décalage est abyssal.

Le fil de leur vie s’est déroulée “normalement” et à une vitesse folle. Alors que toi, t’as vécu 10 ans d’un coup, t’es sorti du cadre, tu as vécu l’exception, tu as rempli ton corps et ta tête d’émotions folles. Sans limites, sans charge mentale, sans contraintes.

Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas débouler comme un chien dans le jeu de quille de la vie de mon entourage. Rien n’a changé pour eux. Et ils n’ont pas envie de t’entendre raconter comment tu as survécu 3 jours dans la forêt amazonienne en te nourrissant grâce à la pêche à la machette et aux vers de coco. 

Retour tour du monde

Ils s’en foutent, ce n’est pas leur réalité et on ne peut pas leur en vouloir. Leur réalité, c’est de savoir ce qu’ils vont manger ce soir, combien va encore leur coûter leur plein d’essence, ah et puis t’as pensé à payer la cantine du petit ?

J’ai été propulsée dans un nouveau contexte professionnel et personnel dans lequel mon voyage n’existait plus. Il n’existait qu’entre Bastien et moi. Mais il n’existait plus que dans nos souvenirs à tous les 2. Rares sont les fois où nous avons raconté, partagé, rares sont les fois où nous avons été questionnés. Il n’y a que les oreilles attentives de nos mamans respectives qui étaient là pour nous écouter et continuer un peu le rêve à travers nos anecdotes. 

Retour tour du monde difficile : Est-ce un problème d’ego ?

Je crois que j’ai fait une sorte de crise d’ego que j’ai enfouie tout au fond. Et j’en parle aujourd’hui avec beaucoup de recul (7 ans de recul, j’ai l’impression qu’on est pas mal). 

Non pas que tu penses être le plus fort de la Terre, non pas que tu te crois être devenu une espèce d’aventurier des temps modernes, mais ça vaudrait le coup de continuer à exister un peu, bordel ! Histoire de voir que quelques yeux s’écarquillent encore, histoire de voir que tu forces l’admiration par ta témérité. Mais non. Cette aventure n’existe plus.
Et pourtant, cette aventure on la vit pour nous avant tout, clairement pas pour trouver une quelconque forme d’admiration dans le regard des gens. Mais même.

Tu te retrouves entourée par ces nouveaux collègues qui ne te connaissaient pas avant ton tour du monde. Personne ne sait qui tu es. 

Dis, on pourrait pas parler de comment j’ai affronté mes peurs en partant trekker pendant 4 jours en totale autonomie à 4 700 m d’altitude au Pérou plutôt que de tes gosses ? Non ?
Ok, donc tu disais que le petit dernier t’as réveillé en pleine nuit parce qu’il tousse, c’est ça ?

Mes élèves ? Eh bien, la plupart ne connaissaient pas mon passé, et ceux qui allaient me stalker sur le Web étaient juste contents, j’imagine, d’avoir quelqu’un de crédible en face d’eux pour les former au tourisme. Car ce que les élèves recherchent avant tout, c’est une bonne formatrice, quelqu’un qui saura les aider dans leur reconversion professionnelle, quelqu’un qui leur apportera les meilleurs atouts pour comprendre les enjeux du tourisme et obtenir le diplôme qu’ils préparent. Ils n’en ont rien à secouer que tu saches ouvrir les noix de coco à la machette sans faire couler le jus.

Question d’ego. 

Tu ne peux pas résoudre les problèmes des gens à grand coup de “Oh la la, on était 15 dans une toute petite camionnette et y’avait même des poules avec nous et on a mis 2 h pour faire 32 km”.

Tout le monde s’en branle.

Tu ne peux pas non plus systématiquement commencer tes phrases par “Ah oui, c’est comme la fois où en Argentine…”. Parce que tu deviens juste un connard prétentieux aux yeux des gens (et des tiens, au bout d’un moment). Arrête de parler de ton voyage ! Non mais tu te prends pour qui avec ton tour du monde en sac à dos ?

Alors tu boycottes…

La vie passe, le temps file. Tu te dis à quoi bon ? Pourquoi je continuerais le blogging ? J’ai plus rien de fou à raconter maintenant. Maintenant que j’ai repris la vie normale et que je redeviens comme tous ces gens qui se préoccupent de l’heure à laquelle ils vont quitter le boulot pour pouvoir se vautrer dans leur canapé.

Tu redeviens victime de la pression sociale. Et finalement, sans même t’en rendre compte, tu rentres tout doucement dans le petit moule qui t’attendait au retour.

Vous savez ce que c’est, on laisse passer, on fait d’autres trucs, on oublie. Et puis, on arrive vite à 7 ans. Une grossesse, une démission, une reconversion, un déménagement, un bébé, un post-partum difficile, un Covid, un enfant qui va à l’école. La vie.

Plus les années passaient et moins je parvenais à remettre le nez dans nos souvenirs de voyage. Croyez-le ou non, je n’ai pratiquement jamais plus regardé nos photos de tour du monde depuis notre retour. Je n’ai pratiquement jamais plus ouvert notre blog pendant toutes ces années. Nous avons même coupé les commentaires sur notre blog fin 2017 car nous recevions encore énormément de messages et je n’avais même plus à cœur de vous répondre (pardon). Je ne me connectais plus à la boite email. Tout cela n’existait plus.

J’ai été prise d’une énorme nostalgie/dépression du voyage/blues du retour de tour du monde (appelez ça comme vous voulez) qui a duré près de 7 ans. Au point que je voulais tourner cette page et ne plus jamais la rouvrir. L’idée de me replonger dans ces souvenirs qui semblaient si lointains, si irréels, si dingues, me faisait trop de peine. 

Et puis finalement…

Finalement, contre toute attente, un come back. Une prise de conscience. Une recherche, à nouveau, d’émotions, de danger, d’adrénaline générés par ces décisions qui changent des vies. Ne pas rester là, en plan, à attendre que la vie passe. Ce n’est pas nous, ce n’est pas la vie que nous imaginons ni celle que nous voulons offrir à Eliott, ce formidable petit garçon curieux de bientôt 4 ans qui ne demande qu’à découvrir le monde. 

Une expatriation, c’est notre nouveau projet. Bastien voudrait expérimenter une carrière à l’international et goûter à la vie de famille en expat’. Parce qu’on ne saura jamais si on n’essaye pas.

De mon côté, cette décision a donné un bon coup de pied à mes fesses de blogueuse en retraite. C’est l’occasion de renouer avec tout ça et d’en finir avec ce sentiment d’inachevé. 

Je me suis armée de courage et j’ai ressorti ce vieux blog développé à la main par Bast et enfoui sous des kilos de poussière. Je l’ai entièrement refait. J’ai réintégré les articles un à un, les images une à une. J’ai réécrit certains passages, corrigé les fautes, réintégré les commentaires, mis à jour les infos grâce à un long travail de recherche, terminé les articles qui n’avaient jamais vu le jour alors qu’ils étaient déjà écrits en partie sur des Google Doc. 

Boucler la boucle. Enfin. Je lui devais bien ça, à ce blog de voyage tour du monde auquel nous avons tant donné.

Et puis, il faut bien préparer la suite, parce que si notre projet d’expatriation voit le jour en 2023, je vais avoir pas mal de choses à raconter par ici ! 🙃

En tout cas, on sera tous d’accord pour dire que chaque voyageur vit son retour de tour du monde différemment. Finalement, moi qui me vantais d’être passée à côté de la “dépression du retour de voyage”, j’étais surtout dans le déni pendant toutes ces années. Il est évident qu’une expérience comme nous l’avons vécue ne peut laisser personne indemne. Cela vous change, c’est certain. Et la réussite de la suite de votre vie, dépendra pour beaucoup du regard que vous porterez sur votre voyage, une fois revenu.

Vous êtes les bienvenus dans les commentaires pour me raconter votre retour de voyage à vous et libre de porter un jugement totalement subjectif sur ce que vous venez de lire ! 😉 Vous pouvez aussi allez découvrir ce que je raconte sur notre page à propos pour en apprendre un peu plus sur nous globalement. La bise !

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages et mes conseils de vadrouille !
Après 5 ans en agence de voyages et 5 ans en tant que responsable de formation tourisme, je me consacre maintenant à l'écriture, au blogging et aux stratégies de référencement sur le Web !

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