Xi'an Armée de soldats en terre cuite

Visiter Xi’An et l’Armée de Soldats de terre cuite | 3-4 jours

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Notre visa chinois possède une validité de 30 jours. Cela signifie que nous devons regagner Hong-Kong dans ce délai afin de prolonger notre visa et bénéficier de 30 jours supplémentaires sur le territoire chinois.

Comme nous avons été retardés dans notre programme à cause de la Golden Week comme nous vous l’expliquions dans notre article précédent, notre rythme doit s’accélérer un peu. C’est pourquoi nous décidons de regagner la ville de Xi’an assez rapidement.  

Nous voilà donc à la gare de Pingyao pour demander des places de train la veille pour le lendemain. 

Je vous vois déjà sourire… 

Les quelques rares places restantes sont bien évidemment des « hard seats » et comble du bonheur, nous n’aurons pas de places côte à côte. Ça ne laisse présager rien de bon quant à la suite de notre périple, mais qu’à cela ne tienne, faut y aller ! Le guichetier de la gare ne cache pas sa surprise lorsque nous acceptons ce deal. T’inquiète mon coco, nous les hard seats, on maîtrise ! 

Notre trajet de l’horreur pour arriver à Xi’An depuis Pingyao

Je sais que vous êtes là pour avoir des infos sur les visites à faire à Xi’An, mais désolée, je suis d’abord obligée de vous raconter notre trajet pour arriver à Xi’An. Mais ne vous moquez pas, promis ?

Pour comprendre un peu mieux la suite, il faut connaître la disposition des sièges dans ces wagons-là. Ce sont des rangées de 10 sièges : 3 + 3 face à face / le couloir / 2 + 2 face à face.

Nous voilà dans le wagon à la recherche de nos places. Il fait déjà nuit et du monde est déjà installé depuis plusieurs gares (les trains peuvent faire jusqu’à 35 heures de trajet, voire plus). Je prie pour que mon siège soit côté fenêtre. À mon sens, ce sont les meilleures places si on a le projet ambitieux de vouloir dormir un peu.

J’arrive à ma place. Repère le numéro. C’est une fenêtre. Hallelujah ! 

Sauf qu’une dame qui ne respire pas la sympathie est assise à ma place. Entourée de ce que je crois être le reste de sa famille, 3 autres dames et un nourrisson (avec une couche, Dieu soit loué !). 

Me voilà en train de me demander si je dois m’insérer entre elles, de ma présence briser leur cocon et récupérer ainsi mon saint Graal ou bien m’asseoir au bord, côté couloir. 11h de train. 

Je fais gentiment signe à cette charmante dame qu’elle devrait se décaler, n’étant pas à sa place. Elle me regarde l’air renfrogné, faisant mine de ne pas comprendre et m’offre un résigné non de la tête. 

Alors là, ma bonne dame, va pas falloir trop m’agacer ! Déjà que ce que je considère comme de l’impolitesse et un manque de respect des chinois me sidère, mais là, ça va un peu loin…

Je sors mon ticket, le brandit devant ses yeux et lui montre le numéro de mon siège. Elle se décale. Toutes m’entourent et me regardent, j’ai peu de place pour m’installer, le trajet va être long.

J’apprendrais plus tard qu’aucune des dames ne se connaît, elles descendront toutes à des gares différentes quelques heures plus tard.

Pendant ce temps, notre Bastien est assis sur une demi fesse sur un siège libre côté couloir de ma rangée pour qu’on ne soit pas trop éloignés l’un de l’autre. Sa place attitrée est juste derrière, le siège du milieu des blocs de 3 + 3 avec 3 hommes installés en face de cette place. Pour rappel, Bastien mesure 1m92, il ne rentrera donc pas dans son siège. Il attendra éveillé pendant plusieurs arrêts à cette place de fortune craignant que quelqu’un la lui réclame. 

A ma diagonale, la jeune maman avec le nourrisson. Le petit est intrigué par Bastien et le regarde avec de grands yeux étonnés. Bastien esquisse un sourire pour montrer à notre entourage méfiant et observateur que nous venons en paix (il nous semble absolument nécessaire d’en faire des caisses sur notre courtoisie, tant nous avons le sentiment de ne pas être les bienvenus). 

Mais le môme éclate en sanglots à la vue de Bastien. Pas habitué à voir ce genre de visage : peau blanche, les yeux clairs, une barbe de 30 jours, une grande taille… Clairement un ogre en fait. 

Le gamin est en larmes, et la mère s’en amuse. Elle teste sa progéniture en la tournant de temps en temps vers Bastien pour vérifier la provenance des pleurs. Le môme hurle de plus belle. Bastien rêve d’un trou béant dans lequel se cacher pendant 11 heures. 

Tout le monde commence à être intrigué par ce ramdam. 

« Ça doit être ma barbe, il doit penser que je suis le diable »

Bastien P. – dans un train en Chine

Les pleurs du môme, les rires des dames autour et notre regrettable présence ont rameuté la moitié du wagon autour de nous. Debout sur leurs sièges, debout dans le couloir, à tendre le cou, une vingtaine de personnes nous entourent maintenant et chacun y va de son commentaire. On ne sait pas si on se moque de nous, on ne comprend rien. On est là au milieu de tous ces gens qui nous semblent tellement étrangers alors que les étrangers, c’est nous. Un grand moment de solitude. Pourquoi diable n’ai-je pas pris chinois LV1 ?!

Vous imaginez la même scène en France avec deux chinois dans le TER ? Bah non, forcément, parce que dans notre France multicolore, on a du blanc, du noir, du jaune, du moins blanc et du moins noir et un peu de tout ça mélangé ! Et c’est une sacrée putain de richesse. Depuis ce trajet en train, j’ai encore eu la preuve d’une chose : nous sommes riches de l’esprit multiculturel que nous offre notre pays. Parce que les chinois, ils ne connaissent que les chinois et ils ne voient que des chinois. Et ça, c’est beaucoup trop triste.

C’est bien sûr sans compter que toutes les autres conditions d’un voyage en « hard seats » étaient réunies. 

Notre hébergement à Xi’An

Nous arrivons à Xi’an au petit matin et trouvons notre auberge sans peine, mais toujours aussi épuisés après ces longues nuits. 

Nous avions réservé un dortoir censé être mixte, nous apprenons que c’est une erreur du site de réservation et que nous serons donc séparés pour 4 nuits. Dortoir filles, dortoir garçons. On peut faire cette concession pour quelques nuits, tant pis (la chambre double coûte le triple, non merci).

L’auberge était vraiment super : Qixian 7 Sages Hostel. 

Proche de la gare (1 km) et proche du centre (1,5 km). Beaucoup de choses peuvent se faire à pied. Très bien équipée et propre. Wifi gratuit qui fonctionne bien, tables de ping-pong, billard, machines à laver. On y mange bien, mais toujours plus cher que dans la rue. On vous recommande !

Dortoir filles/garçons de 6 lits : 55 yuans / nuit (7,15 €)

Visites à faire à Xi’An

Il y a pas mal de choses à faire à Xi’an. Prévoyez 3 ou 4 jours pour être tranquilles. 

La tour de la Cloche et la tour des Tambours

Possibilité de monter dans les 2 tours pour un montant de 50 yuans par personne (6,50 €). Elles ne sont pas très hautes donc la vue depuis les tours est sympa mais sans plus. Si c’était à refaire, nous les observerions depuis en bas. Trop cher pour le résultat obtenu.

A l’époque, la première contenait une énorme cloche que l’on sonnait à l’aube, et l’autre tour servait à marquer la tombée de la nuit.

Conseil : Aller les observer la nuit. Elles sont éclairées. C’est vraiment splendide.

Musée d’histoire du Shaanxi

Gratuit ! Donc oui, oui et encore oui ! Et puis on est fan des musées ! 

Important : la gratuité ne sera valable que sur présentation du passeport.

Le Quartier Hui (quartier musulman)

Quelle étonnante surprise devoir des femmes chinoises porter le voile et les hommes des calottes blanches et tenir des restaurants halal. Ce quartier est fascinant, nous avons adoré !

On se croirait dans les souks de Marrakech…mais en Chine ! Les écritures arabes côtoient les sinogrammes chinois dans un savoureux mélange culturel. Savoureux, parce que bien sûr, je pense encore à la bouffe, et le souvenir des fabuleuses odeurs des dizaines de stands de rues où rôtissaient brochettes en tout genre et autres mets succulents me donne encore l’eau à la bouche. 

On vous recommande surtout d’y aller le soir. On y  passé 2 super soirées à se balader dans les ruelles, picorer pour 3 sous dans les stands de nourriture. Les lumières, musiques, odeurs, ambiances nous ont ravi !

Perdue dans ce dédale de ruelles (nous avons beaucoup peiné à la débusquer) où se vendent monts et merveilles, la Grande Mosquée. Aérée, calme, verdoyante, et surtout surprenante : une mosquée à l’architecture chinoise.

La Grande Pagode l’Oie Sauvage

Nous n’y monterons pas non plus. Le coût nous semblait un peu démesuré pour simplement monter dans la pagode, alors qu’elle est si belle à regarder de l’extérieur. (80 yuans pour accéder au site + monter en haut de la pagode, soit 10,40 €)

Elle est légèrement penchée comme vous le voyez sur la photo (je précise car ma photo est parfaitement droite, elle)

L’Armée de Guerriers en terre cuite de Xi’An

Et alors pour finir en apothéose : l’Armée de Guerriers en terre cuite

Alors ça ! C’est vraiment quelque chose ! Pour des passionnés d’archéologie comme nous, c’est le must du must.

Oui, l’entrée est très chère, oui, c’est un des sites les plus touristiques du monde, mais alors, d’aucune façon ça ne m’a gâché mon plaisir : j’en suis restée sans voix.

Infos voyageurs : Ne réservez pas une visite organisée depuis votre auberge, il vous en coûtera le double ou le triple et c’est très simple d’y aller par ses propres moyens.

Le site est situé à 42 km de Xi’an : il faut donc prendre un bus. A l’est du parvis de la gare de Xi’an, vous trouverez de nombreux bus desservant le site avec de très nombreux départs toute la journée. Il ne vous en coûtera que 9 yuans le trajet d’environ 1h30 (+ 9 yuans pour le retour).

Prix de l’entrée : 150 yuans (19,50 €)

Des audio guides sont à votre disposition pour 40 yuans (en anglais seulement)

Sinon, si vous êtes plusieurs, vous pouvez vous prendre un guide perso (anglais) qui fera la visite avec vous et vous commentera les différents sites archéologiques. 150  yuans.

Nous avons décidé de faire la visite par nous-même (l’entrée était déjà assez chère), beaucoup de choses sont traduites en anglais sur les panneaux explicatifs.

Pourquoi l’Armée de Guerriers en terre cuite est aussi fascinante ?

Il était une fois le premier empereur de Chine auto-proclamé, complètement mégalo. Nous sommes en 221 avant J.C. Le souverain souhaite passer l’éternité au milieu d’une armée reflétant sa puissance.

Pendant 36 ans : 700 000 ouvriers et paysans (soit ¼ de la population de l’époque) ont dû abandonner leur champs au profit de la construction de cette armée démentielle. Des tranchées sont donc creusées, pavées de briques et habillées de murs de bois pour y disposer une armée en ordre de bataille ensuite recouverte d’un plafond de bois.

Après la mort de l’empereur, en 210 avant J.C, le peuple se révolte contre la famine provoquée par ces travaux en pillant les armes.

L’armée tombe alors dans l’oubli. 

Jusqu’en 1974 (soit près de 2200 ans plus tard), alors qu’un paysan affairé à creuser un puis tombe sur d’intrigants morceaux de poterie…

Depuis, plus de 1000 soldats d’argile sur un nombre estimé à 8000 ont émergé d’un des chantiers archéologiques les plus fous de la planète !

De quoi laisser pantois… 

Prochainement, notre récit sur la merveilleuse Shanghai et ses alentours…

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages, mes bons plans et mes conseils de vadrouille !
Sometimes the hike is better than the top !

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