Visiter Pingyao

Visiter Pingyao | 4 jours dans « La miraculée au charme fou »

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Après un séjour inoubliable sur la Grande Muraille, retrouvez en quelques mots notre 1er contact avec le train de chinois (et pas dans les meilleures conditions)…

Nous vous racontons pourquoi nous avons dû changer nos plans au dernier moment et notre séjour dans la superbe ville de Pingyao. Une chose est sûre, bien que super touristique, j’ai trouvé que Pingyao : ça valait le détour !

Black out total après notre séjour Pékin

Après notre magnifique séjour sur la Grande Muraille, nous avons rencontré un problème de taille :

Nous tombons en plein dans la Golden Week : la semaine de vacances annuelle où le pays est en ébullition, où tous les chinois se déplacent à travers leur pays, envahissent littéralement les sites touristiques où tous les trains et tous les hébergements sont complets et archi archi chers ! La semaine de l’horreur : bannissez le 1er octobre et la semaine qui suit !

Nous avions défini un programme que nous avons dû complètement remanier faute de transports disponibles. 

Ça nous a mis de très mauvaise humeur : non seulement nous ne réalisions pas le programme prévu (bon ça à la rigueur, on s’adapte) mais surtout nous allions exploser notre budget hébergement. Ajoutez à cela que nous sommes tombés malades tous les 2 en même temps à cause du froid du grand nord chinois que nous n’avions pas vraiment anticipé et vous obtiendrez Marjorie & Bastien pendant 4 jours enfermés dans un hôtel qui à lui seul comble tout notre budget journée, dans une ville où nous ne serions jamais allés, et où il a plu 100 % du temps. Moral dans les chaussettes. 

Le seul avantage de l’hôtel où nous avons séjourné par défaut, c’est que dans le prix de notre chambre, le petit déj en buffet était inclus. Mode économies oblige : on mange goulûment pour éviter de devoir faire un repas à midi. Et attention : les p’tit dej chinois, ça rigole pas ! Plats en sauce, brocolis, chou-fleur, des espèces de soupes composés d’ingrédients non-identifiés… Il ne faudra pas être trop difficile, car les raviolis à la viande à 8h du mat’, on n’est pas trop habitués, pauvres petits européens que nous sommes.

Je ne vous parlerai donc pas de Chengde, cette ville située à 200 km au nord de Pékin, puisque à part sortir manger dans les 2 ruelles autour de l’hôtel, nous n’avons rien vu. Il y avait bien le parc Impérial et le Palais d’été qui devaient vraiment valoir leur pesant de cacahuètes mais les faire sous la flotte, malades, et exploser davantage notre budget, non merci !

Chengde bye bye, mauvais souvenir.

Préparation de la prochaine étape : Pingyao !

On se retape doucement, la golden week de l’horreur se termine et nous préparons notre prochaine étape : direction Pingyao.

Ça veut dire : 3 heures de bus Chengde-Pékin. Puis 12 heures de train Pékin-Pingyao.

Ça veut dire aussi : que comme cette foutue semaine n’est pas complètement terminée et que nous n’avions pas anticipé la réservation des billets de train : il ne reste que des « hard seat » dans le train. 

Comprenez que les couchettes sont déjà toutes complètes (forcément…) et que nous allons passer 12 heures assis sur des sièges non inclinables de 17h à 5h du matin. 

Comprenez qu’en effet c’est pas cher du tout et que donc nous nous retrouvons au cœur même de la population chinoise. 

Train bondé, du monde debout entre les wagons, certains dorment à même le sol dégueu devant les toilettes, musique locale, bébés qui hurlent, anciens qui crachent, mamies qui crient pour se raconter les derniers ragots, lumière forte et… nous sommes encore un peu malades. 12 h… ça va être long.

Pour vous préserver, je ne vous parlerai pas des toilettes du train. Mais bienheureux seront ceux aux vessies longue durée.

Départ de la gare de Pékin, direction Pingyao

La gare de Pékin c’est quelque chose aussi : pour traverser le parvis de la gare, tout est bon pour récupérer quelques sous. C’est alors que nous croisons des enfants parcourus de spasmes allongés sur des cartons avec ce qu’il leur reste de visage, une vieille dame seins nus assise à même le sol sale avec une tumeur sous le bras de la taille d’une orange. Nous faisons la queue pour entrer dans cette gare bondée lorsqu’une autre vieille dame me tend la main pour récolter de l’argent. Je m’aperçois alors qu’il ne lui reste aucun doigt et qu’elle me tend avec insistance une paume-moignon. Accrochez votre estomac.

Nous sommes la minorité visible, drôle de sentiment. Tout le monde nous observe des pieds à la tête. Les gens se retournent et nous dévisagent, appellent leur pote et nous montrent du doigt. Pas de sourire, juste des visages vides qui nous observent. Mais d’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Nous sommes mal à l’aise. On ne se sent pas en insécurité, du tout. Mais mal à l’aise de constater que le moindre de nos faits et gestes est observé, analysé par ces regards curieux et interrogateurs.

Nous n’avons pas le choix, ça fait aussi partie de l’aventure que nous avons choisie, nous prenons cette situation avec un flegme certain et si je suis très objective, la nuit de train ne sera pas si terrible (avec du recul). L’addition boules quiès, masque pour les yeux, en mode je me crée une bulle et je pense plus qu’à dormir, ne marche pas trop mal. J’ai finalement dormi presque toute la nuit réveillée parfois par les crampes et les douleurs des positions improbables qu’on trouve dans ces cas-là.

Arrivée en gare de Pingyao, 5 minutes d’arrêt

5h du mat’ : le train arrive en gare de Pingyao. Ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco décrite comme « la miraculée au charme fou ».

Il fait encore nuit noire. Nous sommes fatigués, nous avons faim, et il faut regagner notre auberge. 

Nos sacs sur le dos, nous sortons de la gare pour y voir plus clair et essayer de trouver le bon chemin. 

Tout de suite un conducteur de rickshaw nous saute dessus avec des « hello » à tout va et des prix exorbitants (exorbitants pour notre vision des choses : il démarre les négociations à 30 yuans puis termine à 15 yuans, soit 1,90 €…). C’est mal nous connaître, nous avions vu que seulement 1,5 km séparait la gare de l’auberge. 1,90 € c’est du vol, avec ça nous mangerons une bonne assiette à midi !

Nous voilà donc partis à pied. Le soleil se lève progressivement, la luminosité éclaire ces magnifiques ruelles. Nous sommes arrivés dans un endroit tout à fait à part. Le temps semble s’être suspendu. Les remparts de la vieille ville se dessinent, c’est là que nous allons. Nous sommes presque seuls dans les rues vu l’heure qu’il est, on se sent déjà bien ici. Nous trouvons une Chine authentique, loin de la construction massive des mégalopoles. Ruelles pavées, poussière, vélos, murs bruts, vieilles bâtisses décaties, des mamies balayent devant leurs portes et ouvrent de grands yeux à notre passage. 

Le jour se lève, nous arrivons à notre auberge et espérons que quelqu’un nous accueille. 

Nous avons réservé à l’auberge Harmony Guesthouse recommandée par le Routard. Pour 50 yuans / nuit / personne (6,50 €) nous aurions un dortoir de 6 personnes. 

C’est notre jour de chance, Sarah, la propriétaire qui nous accueille de si bon matin, ne voulant pas réveiller les autres hôtes des dortoirs, nous offre une chambre double avec salle de bain privée pour le même prix ! Ô joie ! 

L’auberge est sublime, semblable à une ancienne demeure. Nous resterons 3 nuits. 

Côté visites  à Pingyao

Tout d’abord, il faudra vous acquitter d’un billet valable 3 jours, d’une valeur de 150 yuans (19,50€) pour pouvoir visiter tous les sites de la ville (19 sites). Le billet peut s’acheter à plusieurs endroits de la ville (indiqués dans les guides ou sur des plans récupérés à l’auberge).

Les remparts de Pingyao

Ils entourent la vieille ville, la muraille est longue de 6 km, possibilité de balade tout le long. L’idéal est d’y aller au coucher du soleil. Vous surplombez alors la ville avec une très belle luminosité.

Depuis les remparts, on aperçoit les cours intérieures des maisons des locaux, leurs jardins.

Le temple des Dieux de la Cité

Le temple de Confucius

Le temple Shuanglin Si

Un matin, nous avons loué des vélos pour rejoindre le temple Shuanglin Si, classé à l’Unesco. L’entrée est à 25 yuans (3,20€) et le temple est à 6 km de Pingyao. On me demanderait, je ne referait pas ce trajet en vélo : 6 km au cœur de la pollution, doublés par des camions qui se doublent déjà entre eux, qui soulèvent de la poussière et qui crachent une fumée noire. 

J’ai passé le trajet le nez enfoui dans ma polaire pour éviter de respirer ce doux fumet. 

Mais aussi…

Visitez aussi le Musée des armes anciennes, exposition des arts martiaux traditionnels, China Escort Museum, la banque Rishengchang, Xietongqing Banking house Museum…

Perdez-vous dans les ruelles et observez les petits artisans, les vendeurs ambulants, et surtout mangez dans la rue, dans des stands ou des petits restos. Il existe des spécialités culinaires propres à Pingyao comme le bœuf fumé, leurs dumplings (raviolis fourrés au porc et aux légumes) ou les « oreilles de chat » (rassurez-vous rien à voir avec nos amis félins). C’est un régal ! 

Pingyao, on a adoré et on vous recommande !

Prochainement… notre arrivée à Xi’an ou -parce que 2 fois valent mieux qu’une- nous avons encore fait 11 heures de train en « hard seat », dans de pires conditions cette fois… 

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages, mes bons plans et mes conseils de vadrouille !
Sometimes the hike is better than the top !

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