Temple Borobudur Indonésie

Temple de Borobudur et Yogyakarta | 2 semaines inutiles et une belle blessure

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Une visite des temples de Borobudur qui nous aura plutôt déçue… 15 jours totalement inutiles à Yogyakarta… Une blessure qui s’infecte… C’est dommage parce que notre séjour en Indonésie avait pourtant très très bien commencé ! Nous vous expliquons pourquoi la suite fut  moins exaltante !!

Notre expérience au sein de « Volunteers in Java » fut extraordinaire. Nos premiers pas en Indonésie nous ouvrent des perspectives intéressantes pour la suite. Commencer à découvrir un pays en immersion totale chez l’habitant est peut être le meilleur moyen de prendre la température. 

Malheureusement, les 15 prochains jours vont être moins exaltants… Nous vous expliquons pourquoi…

Une rapide escale à Pangandaran en bord de mer

Nous suivons notre ami Iggy quelques rapides jours sur la côte sud de l’île de Java, à Pangandaran pour profiter un peu de la plage. Ca faisait longtemps que nous n’avions pas vu de vagues, probablement depuis le Vietnam à Mui Né. Le sable est noir et colle à la peau, les plages sont longues et presque désertes. La fin de la saison des pluies en Indonésie marque aussi la fin de la basse saison touristique. Nous avons de la chance d’être encore en période calme, il se dégage une atmosphère très sereine. 

Quelques jours de repos nous suffisent, nous voilà repartis en bus direction Yogyakarta. Avec les trajets en bus indonésiens et l’état des routes, le kilométrage ne vous donnera jamais une estimation du temps que vous allez mettre… Il nous faudra donc plus de 10h pour faire 300 km…

Yogyakarta

Si vous avez suivi notre aventure dans l’article précédent, vous saurez alors que nous attendons Kumis et Dian dans quelques jours à Yogyakarta. Ils viennent y passer le week-end, ce sera l’occasion pour nous tous de nous retrouver et de visiter les alentours ensemble. Et quoi de mieux que de continuer notre visite de Java avec un javanais ? 

Yogyakarta est un peu « l’âme » de Java, la ville est toujours dirigée par un sultan, et les habitants mettent un point d’honneur a conserver les arts et les traditions.

Kumis connait déjà bien la ville pour y être venu plusieurs fois, il nous fait découvrir des restos typiques de Yogyakarta.

A la nuit tombée, des stands de rue poussent comme des champignons sur les trottoirs de la ville. Des nattes sont étendues par terre, on mange donc assis sur le sol, avec les mains (enfin, avec la main droite, nous sommes toujours en pays musulman). Au menu, des pattes de poulets, des intestins de poulets, des brochettes d’oeufs de caille, du riz et du thé… Ce repas nous sera offert par Kumis. Nous prendrons soin de lui rendre la pareille dès le lendemain. Il faut oser, ça n’est pas évident de manger ici et d’être le seul blanc que l’on regarde avec surprise. Nous avons beaucoup de chance d’être avec Kumis et Dian. Voir le pays à travers les yeux de locaux est tellement différent, nous nous sentons privilégiés et fiers de nous balader avec eux. Nous nous sentons un peu « d’ici » nous aussi.

Nous profiterons de la présence de Kumis et Dian pour faire une dernière visite avec eux à Yogyakarta. Le Kraton, le gigantesque palais des sultans. Des spectacles de danse et de chants sont donnés dans le pavillon intérieur. Les costumes et les maquillages sont toujours superbes.

A 2 reprises, Bastien se fera interviewer par des élèves de collège croisés là-bas. Ils nous expliquent que les professeurs leur demandent de poser des questions aux étrangers qu’ils croisent afin de les inciter à parler et ainsi développer leur niveau d’anglais. 

Le temple de Borobudur : on est passé à côté

Le timing est serré, Kumis et Dian ne restent ici que 2 jours avant de repartir à Cianjur. Demain nous partons pour la visite du temple de Borobudur.

Nous ne nous étalerons pas sur la visite de ce temple. Tout d’abord parce qu’elle est assez rapide, une heure nous a suffit pour en faire le tour, mais surtout parce que nous avons été abasourdis par le prix de l’entrée. Pouvant en faire reculer plus d’un, le prix de la visite de ce temple s’élève à 20$ ! Pilule difficile à avaler quand 2 mois auparavant nous avons passé 3 jours entiers à nous perdre dans le dédale des temples d’Angkor au Cambodge pour le même tarif…

Nos débuts en Indonésie nous ont permis de faire de belles économies, c’est alors un peu amèrement que nous décidons malgré tout de nous offrir l’entrée de ce temple. Nous avons fait le trajet jusqu’ici et comment dire à Kumis et Dian que nous ne les accompagnerons pas dans cette visite ? Iggy quant à lui, nous attendra dehors. Iggy voyage avec 10 € par jour, il est donc impensable pour lui de dépenser 2 jours de voyager en 1h de visite. 

Certes ce temple bouddhiste est magnifique, le panorama offert sur les campagnes environnantes est somptueux. Entre palmiers, rizières, chemins de terre, on observe un patchwork verdoyant. Dommage, le ciel est couvert et la lumière diffusée ne permet pas de mettre nos photos très en valeur. La chaleur suffocante est difficile à supporter, chaque pas vous fait perdre 2 litres d’eau.

C’est une visite qui nous laissera de marbre parce que les conditions n’étaient pas réunies pour que nous passions un bon moment malgré la présence de nos amis. Nous n’en garderons pas un souvenir imperissable. Ce temple est constament noir de monde, c’est le site touristique le plus visité d’Indonésie. Pour bien faire, il faut arriver avant l’ouverture à 6h du matin, c’est l’heure la moins fréquentée, la plus fraiche et la plus photogénique.

Ce que nous aurions aussi dû faire si nous avions eu le temps, c’est nous balader dans les campagnes environnantes. Les rizières et les petits villages autour du temple sont plein de charme. Je pense que cette visite aurait alors été très différente. De plus, si on n’a pas vu les temples d’Angkor ni aucun temple asiatique avant celui-là, alors oui, l’émerveillement sera au rendez-vous ! Mais pour notre part, on était juste pas dans le bon mood pour pouvoir apprécier notre visite. Malheureusement, cela arrive parfois en voyage. Toutefois, je ne doute pas que ce temple est apparu comme fabuleux aux yeux d’autres voyageurs.

Ces 20 $ de visite vous permettront également d’obtenir un café, un thé ou une bouteille d’eau. Mais surtout la visite doit obligatoirement se faire en portant un sarong (une sorte de petit paréo) qu’il faut accrocher à la taille et s’en faire une jupe. Ce sarong vous sera prêté, vous devrez le rendre à l’issue de votre visite.

L’après-midi se solde par une averse torrentielle qui nous obligera à attendre que ça se calme sous le porche de la gare avant de rentrer à notre hôtel. Nous finirons par prendre un taxi au bout de 2 heures interminables de pluie diluvienne. J’aurai bien affronté la pluie, il fait chaud, qu’est ce que je risque ? Réflexion faite, nos effets personnels (passeports, appareils photos, argent…) n’auraient pas été du même avis.

Nous sommes en mars. La saison des pluies n’est pas terminée, elle prendra fin d’ici un mois environ. Ce qui signifie que durant presque l’intégralité de notre séjour à Java, les après-midi seront arrosées par des pluies très importantes. Le taux d’humidité est très très élevé, au même titre que la chaleur, nous sommes tout le temps moites.

Et là, c’est le drâme…

Le soir en rentrant, j’ai mal à la cheville, et en regardant de plus près, je m’aperçois qu’une plaie rouge vient d’apparaitre. Le blessure semble commencer à s’infecter et la douleur augmente au fil de la soirée. 

Le lendemain matin, nous sautons dans un taxi direction l’hôpital. La plaie est brûlante, elle suppure et noirci, mon pied a doublé de volume et une douleur fulgurante s’empare de moi dès que j’ose poser le pied au sol. Je suis prise en charge assez rapidement à l’hôpital de Yogyakarta par un médecin qui parle anglais aussi bien que je parle indonésien. Il regarde à peine la plaie, ne prend pas ma température, ne me demande pas à quel point je souffre et me fait un rapide pansement à la bétadine… 

Il me prescrit des anti-douleurs, des antibiotiques et nous devons réclamer une pommade antiseptique et des explications quant à la durée du traitement.

Je suis inqiuiète, la consultation s’est faite par dessus la jambe, j’ai peur que les médicaments qu’il m’a donné ne soient pas adaptés et que la situation s’agrave.

Nous décidons de le tenter comme ça et de repartir dans 2 jours dans un autre hôpital si aucune amélioration ne se fait sentir.

10 jours inutiles à Yogyakarta

Par bonheur, notre hôtel est vraiment chouette malgré les odeurs pestilentielles qui proviennent des canalisations de la salle de bain, mais difficile de faire mieux que ça ici avec le budget qui est le nôtre. Par ailleurs, l’hôtel dispose d’une piscine et d’un resto peu cher et savoureux. Cet endroit sera ma « prison » pour les jours qui viennent. Me déplacer jusqu’à la salle de restaurant relève du combat et exit la piscine, mon pansement ne tiendrait pas et l’eau risquerait de retarder la guérison de ma blessure. 

Après 2 jours de douleurs intenses, mon pied commence à dégonfler peu à peu. La plaie cesse de suppurer, elle reprend une couleur acceptable et je commence à pouvoir remarcher un peu. 

La semaine se passe, les jours se suivent et se ressemblent tous. Nous resterons 10 jours ici, le temps que les médicaments fassent effet et que je me remette sur pieds (sans mauvais jeu de mot…). Notre ami Iggy vient nous voir tous les après-midi pour prendre de mes nouvelles et bavarder un peu. Ca occupe ma journée, nous jouons aux cartes. Comme pour me changer les idées, Iggy me demande si je peux traduire ses CV espagnol et anglais en français. Il a un très bon niveau dans notre langue et voudrait encore le développer en essayant d’aller travailler dans des pays francophones au retour de son voyage. Son année à Londres lui a permis de sortir parfaitement bilingue, je n’ai aucun doute sur ses capacité à maîtriser la langue française au bout d’un an d’expérience. Je me fais un plaisir de l’aider, c’est tellement agréable pour moi de reparler espagnol avec lui.

Des adieux douloureux

Iggy a terminé son séjour ici, il est temps pour lui de reprendre la route. Iggy faisait partie de notre quotidien depuis 3 semaines. Nous avons échangé et partagé des moments forts. C’est à chaque fois un peu plus dur de se séparer, de penser à l’éventualité de ne jamais se revoir, de se dire que ça y est, on se retrouve tous les 2 et qu’il va falloir se refaire de nouveaux amis… Mon moral était tellement en berne cette dernière semaine que le départ d’Iggy est d’autant plus douloureux.

Allez, en route mauvaise troupe ! On ne va pas se laisser abattre par un petit bobo !! Rendez-vous dans notre prochain article consacré aux volcans de Java : le Bromo et le Kawa Ijen, des ascensions bien matinales qui en valaient la peine, on vous promet des paysages sensationnels ! 

INFOS PRATIQUES BOROBUDUR / YOGYAKARTA :

Où avons-nous dormi ?

  • Pangandaran : Villa Angela à 50 m de la plage. 150 000 roupies pour 3, villa avec 1 chambre, cuisine et salon. Petit déj inclus, café et thé à volonté. (nous avons négocié pour pouvoir y loger à 3, les gentils proprios ont donné un matelas à Iggy).
  • Yogyakarta : Bladok Losmen & Restaurant (165 000 roupies) piscine et très bon resto. Quartier de Malioboro/Sosrowijayan (quartier des voyageurs, hôtels bon marché)

Visites

  • Temple de Borobudur : 20 $ l’entrée. Tickets combinés avec le temple de Prambanan : 30 $
  • Kraton, palais des sultans à Yogyakarta : 12 500 roupies l’entrée.

Trajets

  • Cianjur – Pangandaran : 9h de bus (95 000 roupies)
  • Pangandaran – Yogyakarta : 7h de bus (85 000 roupies)

Pour rejoindre Borobudur depuis Yogyakarta : inutile de prendre une excursion organisée ! Ca vous coutera cher alors qu’il est très facile de s’y rentre en bus de ville depuis Yogyakarta.

Le réseau de bus de Yogyakarta, le Transyogya, est très bien fait. A chaque arrêt, un guichetier vous indiquera dans quel bus il faut monter et à quel embranchement changer si besoin. C’est vraiment facile et pas cher du tout : 7000 roupies !

Depuis le quartier de Malioboro : Se débrouiller avec les Transyogya pour arriver à la station de Jombor. Puis prendre un bus jusqu’à Borobudur. 1h30 à 2h de trajet. (40 000 roupies de mémoire, mais comme nous étions avec Kumis, nous avons eu le « vrai » prix et non le prix touriste…)

Marjo

Bonne vivante, je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure avec mon sac à dos. Même pas peur de tout plaquer pour réaliser mes rêves. Je déteste les gens qui râlent sans essayer de rien changer. J'essaye d'être drôle, mais ça ne marche pas toujours.
Ma morale : Il faut toujours avoir le courage de ses idées !

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