Trek Choquequirao : 7 jours en autonomie | Toutes les infos 1/2

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Un sacré défi que voilà ! Nous repartons en trek et toujours en autonomie pour cette fois parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à travers des paysages à couper le souffle ! L’objectif est d’atteindre le Machu Picchu en passant par les ruines incas du Choquequirao. Un trek difficile, un joli challenge ! Voici le récit et les infos pratiques de nos 2 premiers jours de ce trek qui commençait plutôt mal !

Si vous avez suivi nos dernières aventures, vous savez alors que nous avons effectué notre premier trek en autonomie avec nos amis Anaïs & Maxime dans la cordillère Blanche du côté de Huaraz. Nous avions choisi de randonner par nous-mêmes pour plusieurs raisons que vous trouverez dans l’article dédié. L’une d’elles était de se préparer et de s’entraîner pour un éventuel trek plus long… Et bien nous y voilà ! Nous nous lançons dans une sacrée épreuve : le trek qui relie les ruines incas du Choquequirao au célèbre Machu Picchu. 

Les promesses de cette randonnée sont nombreuses. Visiter les peu connues ruines incas  du Choquequirao accessibles uniquement après 2 jours de marche avec un fort dénivelé, 8 jours de trek au total, un passage de col à 4600m, un dénivelé positif énorme, un dénivelé négatif tout aussi important, des paysages spectaculaires à chaque passage de col, des vestiges incas isolés et peu fréquentés… Mais également la promesse d’un trek plus difficile que ce à quoi nous sommes habitués. Un gros défi physique à la hauteur des récompenses obtenues par la beauté des sites.

Avant de prendre la décision de faire ce trek, nous avons beaucoup réfléchi sur les différentes options qui s’offraient à nous concernant les visites des ces sites incas célèbres.

La première chose à prendre en compte est de savoir si l’on souhaite visiter les deux sites (Choquequirao + Machu Picchu) ou se contenter d’un seul. 

Visiter les deux ? Seulement le Machu Picchu ? Uniquement le Choquequirao…? 

La majorité des personnes qui décident de ne visiter qu’un site choisissent le célèbre Machu Picchu et on les comprend. Le site est majestueux et facile d’accès. Cependant nous avons croisé quelques voyageurs qui ont fait une croix sur le Machu Picchu pour ne visiter que le Choquequirao. 

Et bien à mon avis c’est une bonne idée si vous n’avez pas le temps de faire les deux. Car le site du Choquequirao en l’état actuel n’est pas éternel…

En effet, un projet visant à construire un téléphérique d’accès au Choquequirao est en cours. Les constructions n’ont pas encore commencé mais cela ne saurait tarder. Le but étant de partir de la montagne en face, où arrive une route, afin de rendre l’accès au site extrêmement facile. Exit les 4 jours de marche aller-retour pour le visiter. 

Alors est-ce une bonne chose ? Honnêtement, je ne saurais pas dire et je ne souhaite pas rentrer dans ce débat. Ce qui est sûr c’est que je souhaitais voir cette merveille inca avant qu’une horde de touristes l’envahisse chaque jour. Car croyez moi, vu la beauté du lieu, il ne fait aucun doute que quand le téléphérique sera disponible le site sera pris d’assaut. Le but premier est d‘ailleurs aussi d’alléger le nombre impressionnant de visiteurs sur le Machu Picchu (6000 personnes par jour). Les ruines du Choquequirao sont encore bien loin d’être entièrement découvertes. Seulement une petite partie est visible, le reste se cache encore sous la végétation ! Selon les rumeurs, il serait 2 fois plus grand que le Machu Picchu…

Actuellement, il est possible de parcourir les ruines pour ainsi dire tout seul. Lors de notre passage, nous devions être 10 personnes à tout casser dans les ruines… Et vu la superficie, il est très facile de se trouver absolument seul à arpenter les lieux. Il ne reste plus qu’à trouver un bout de mur ou un arbre pour vous faire de l’ombre, sortir un bon bouquin ou faire une sieste et vous voilà transporté dans un lieu chargé d’histoire. 

En somme, si vous voulez voir un Machu Picchu comme il devait l’être il y a 20 ans, il n’y a pas à hésiter, le site du Choquequirao n’attend plus que vous !

Les ruines du Choquequirao, un peu d’histoire

Le Choquequirao (berceau de l’or en Quechua) est une des rares cités incas à n’avoir pas été découverte par les conquistadores espagnols ! Ce site servait de refuge aux incas pourchassés par les espagnols au 16e siècle. Une sorte de planque. Puis tout comme le Machu Picchu, le site fut abandonné et les incas détruisirent les chemins qui y menaient pour que les espagnols ne le trouvent jamais. Le site tomba alors complètement dans l’oubli pendant plusieurs siècles… Il fut découvert au 19ème siècle mais peu exploité et laissé à l’abandon… En 1986, le site fut redécouvert alors qu’il était enfoui sous une épaisse végétation (que l’on voit encore aux endroits non déblayés). Aujourd’hui, les scientifiques estiment que seulement 60% du site serait découvert !

Nous avons très envie de découvrir toutes ces ruines. De plus nos potes Anaïs et Maxime ont fini de nous convaincre, nous repartons tous les 4 !

Pour ce trek, contrairement au Santa Cruz, il n’y a pas de ticket à acheter en avance et vous avez officiellement le droit d’arpenter les lieux sans guide.

Pour ce qui est de l’équipement et du contenu de nos sacs à dos, vous pouvez vous référez à l’article sur notre trek du Santa Cruz que nous avions fait en autonomie également. 

Pour la nourriture, il est possible à certains endroits de trouver à manger. Ce qui évite de devoir partir avec des tonnes de nourriture avec soi. Nous avons sensiblement emporté la même quantité de nourriture que pour le trek du Santa Cruz alors que celui-ci ne comportait que 4 jours. Nous indiquerons jour par jour où nous avons pu manger et les repas qu’il faut prévoir.

Par défaut le trek dure 7-8 jours avec la visite du Machu Picchu et du Choquequirao, vous allez voir qu’il est possible de raccourcir le nombre de jours de marche en prenant des colectivos sur la fin. Le nombre effectif de jours de marche est de 5 ou 6 (tout dépend de votre rythme et de vos choix), pour les 2 derniers jours, il est possible de le faire en colectivo, une piste est désormais construite.

Trek Choquequirao – Machu Picchu : du jour 1 au jour 6

Jour 1 : Cusco – Cachora – Mirador de Capuliyoc – Playa Rosalina – Santa Rosa Baja

  • Mirador de Capuliyoc (2915 m) à Playa Rosalina (1550 m) : 9,3 km / 3h45 / 1365 m de dénivelé négatif.
  • Playa Rosalina (1550m) à Santa Rosa Baja (2115m) : 3 km / 1h15 / 565 m de dénivelé positif.
  • Total journée : 12,3 km / 5h de marche / 1930 m de dénivelé cumulé.
  • Prévoir le repas du midi. On peut manger au camping le soir.

C’est parti ! 1er jour !

Nous avons décidé de partir directement depuis Cusco aux aurores (6h) pour rejoindre Cachora, le village qui signale le début du trek. Une alternative consiste à dormir à Cachora, afin de pouvoir partir dès le matin de bonne heure. 

Pour rejoindre Cachora (2800 m), nous avons pris un bus depuis le terminal terrestre de Cusco (15 NS par personne) en direction d’Abancay. Il y a plusieurs départs dans la journée. Nous avons pris le premier bus à 6h du matin. Si vous voulez partir la veille, nous avons vu qu’il y avait des bus l’après-midi à 13h15, 18h15 et 20h45.

Alors en réalité, il ne vous amène pas jusqu’à Cachora. Le bus vous dépose après presque 4h de route, à un croisement d’où il vous faut prendre un taxi ou marcher jusqu’au village. Pour notre part, nous avons pris un taxi (50 NS à 4) pour nous emmener au bout de la piste carrossable après le village de Cachora, au mirador de Capuliyoc (2915m).

Cela nous évite quelques km de marche pas très utiles (c’est du faux plat montant pendant une dizaine de kilomètres) et comme nous étions partis pour faire quelques bornes sur les prochains jours, autant s’économiser un peu 😉  En 1h nous y étions.

De Cusco au Mirador, il faut compter en tout entre 4h30 et 5h de route. Nous sommes donc arrivés aux alentours de 11h. Le temps de déjeuner et nous avons entamé les premiers 1500m de dénivelé négatif vers midi. 

Il se trouve que depuis le réveil je me sens un peu fiévreux, les 4h de descente qui d’ordinaire ne doivent pas être insurmontables furent une torture pour moi. Plus je descendais et plus je sentais la fièvre grimper et je me demandais comment j’allais faire pour effectuer la montée prévue en fin de journée… 

Nous sommes arrivés, tant mal que bien, au fond de la vallée, où se trouve un premier camping (Playa Rosalina, 1520m), aux alentours de 15h. Nous ne voulons pas dormir ici, nous préférons aller au prochain camping (Santa Rosa Baja, 2100m) ce qui nous fait remonter d’environ 600m de dénivelé, dans le but d’alléger la journée du lendemain. 

Après une bonne pause “Doliprane” d’une trentaine de minutes, qui aura eu le mérite de faire un peu descendre ma température, nous nous remettons en route plus légers… Anaïs et Maxime, en bons amis qu’ils sont, m’ont délesté d’un peu de poids en prenant notre tente et de la nourriture… Ils monteront plus vite que nous sur cette portion vu mon état, ils se proposent alors de monter notre tente pour que nous n’ayons pas à le faire en arrivant. Cela me permet de prendre le temps qu’il me faut avec cette foutue fièvre et d’arriver dans la nuit s’il le faut. 

Après quelques minutes de marche je commence à envisager de redescendre au camping, c’est trop dur. La pente n’est pas spécialement raide, mais mon état de fatigue complique énormément la chose. Je n’ai plus d’énergie… Seulement… nous n’avons plus notre tente, Anaïs et Maxime sont partis avec, nous n’avons plus le choix, il faut grimper ! Nous avons pris le temps (surtout moi) mais nous sommes arrivés. 

Les copains ont déjà quasiment monté notre tente, nous arrivons 40 minutes après eux, nous n’avons plus qu’à jeter nos sacs à l’intérieur, boire un maté et enfin je peux m’écrouler sur mon duvet en attendant le repas du soir. 

La responsable du camping, propose des repas trèèèès copieux, simples (riz, patate, viande, oeufs) mais bons et peu chers (10 NS) et je peux vous dire qu’il m’a fait énormément de bien ce repas chaud ! Je ne me voyais pas du tout manger les traditionnelles polenta ou soupe lyophilisée du trekkeur confirmé…

Attention, si vous décidez de manger ici, ne soyez pas pressés… Il a fallu déjà une bonne heure pour que la dame comprenne que nous n’étions ni 3, ni 5 mais bien 4 pour manger… 😀

Pour conclure, la fièvre n’aidant pas, je n’ai pas trouvé cette première journée incroyable en termes de paysages mais demain, nous dormirons sur les ruines du Choquequirao…

Jour 2 : Santa Rosa Baja – Marampata – Choquequirao

  • Santa Rosa Baja (2115m) à Marampata (2930 m) : 3,8 km / 2h00 / 815 m de dénivelé positif
  • Marampata (2930 m) aux ruines du Choquequirao (2900m) : 3,5 km / 1h20
  • Visites des ruines du bas (2600m) : pendant 2h
  • Total journée : 7,3 km / 3h20 de marche et 2h de visite des ruines du bas / 845 m de dénivelé cumulé.
  • Prévoir le petit déj et le repas du soir. Le midi pourra être pris à Marampata.
  • Entrée Choquequirao 38 NS.

Réveil matinal ! Après une bonne nuit de sommeil, je me sens beaucoup mieux, la fièvre est tombée. Ouf ! Et puis aujourd’hui la carotte vaut sacrément le coup ! On engouffre notre petit-déjeuner préféré (notre mixture à l’avoine et un bon café) et c’est reparti ! Il faut y aller le plus tôt possible, nous souhaitons profiter de l’ombre pour monter. Il est 7h30 lorsque nous commençons la marche de la journée. Je me sens beaucoup mieux qu’hier, nous montons assez rapidement. Après deux heures de marche à l’ombre et environs 800m de dénivelé, les premiers rayons du soleil se montrent à Marampata. Nous nous arrêtons un long moment pour profiter du paysage, la vue sur la vallée que nous venons de traverser est splendide. 

Nous nous arrêtons au premier endroit qui nous inspire pour manger. Dans ce village, la grande majorité des habitants peuvent vous préparer un repas. Comme la veille, riz, patates, oeufs et viande et comme la veille, il faut être patient… 

Nous repartons vers 12h30 pour rejoindre notre camping pour la nuit qui se trouve sur le site du Choquequirao. 

Sur la route se trouve le guichet pour payer l’entrée du site. S’il n’y a personne à l’intérieur ne vous inquiétez pas, il viendra vous demander de payer directement au camping plus tard. 

C’est ici que les choses deviennent très intéressantes… Depuis cet endroit, il y a une vue saisissante sur une bonne partie du site, on aperçoit pour la première fois le site du Choquequirao ! Les “ruines du haut” au loin et de longues terrasses en contrebas creusées dans la falaise abrupte. 

Il est 13h45 lorsque nous arrivons au camping. Le temps d’installer les tentes et nous voilà repartis sans les sac à dos cette fois pour explorer le bas du site. Il faut savoir qu’entre le bas des terrasses et le camping, il y a environ 300m de dénivelé. Certes, ce n’est pas la mer à boire mais sachez que si vous arrivez fatigué, il est envisageable de se reposer l’après-midi puis de consacrer la journée du lendemain à l’exploration complète du site (ruines du bas à 2600m et ruines du haut à 3300m). Nous avons donc pris 2h pour visiter cette partie. Se perdre dans les terrasses absolument seul est un vrai régal qu’on vous recommande vivement. Cette partie était consacrée à l’agriculture, d’où les nombreuses terrasses à flanc de montagne. Beaucoup de gens font l’impasse, les tours organisés ne prennent pas la peine de descendre visiter le bas. C’est dommage pour eux mais tant mieux pour nous 🙂 ! Honnêtement, cela vaut vraiment le coup, mais si vous êtes trop fatigués, conservez vos forces pour visiter le haut, c’est quand même la meilleure partie !

Nous achevons les 2 premiers jours de ce trek fantastique. On est motivés, on est aussi déjà un peu fatigués mais la suite est très très prometteuse ! Dans le prochain article, nous vous dévoilons la suite et la fin de notre trek avant d’arriver sur le site du Machu Picchu ! Alors, est-on arrivés jusqu’au bout ou a-t-on craqué avant…? On vous raconte toutes nos péripéties (et c’est peu dire!) mais surtout on vous montre à quoi ressemblent les ruines du Choquequirao… parce que là, on ne vous a pas encore montré le meilleur ! 😉

A suivre…

Bastien

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.