Randonnées Huaraz Pérou

Randonnées autour de Huaraz | Bien s’acclimater à l’altitude

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Après 7 mois à parcourir l’Asie et près de 2 mois en Océanie, nous faisons nos premiers pas en Amérique du Sud ! Et qui plus est, au Pérou, un pays que nous attendions avec impatience. La civilisation inca, les treks dans les hautes cordillères, le Machu Picchu… 

Après un court séjour à Lima, histoire de se remettre des heures et des heures d’avion et du violent décalage horaire qui nous sépare de la Nouvelle Calédonie, nous partons pour la ville de Huaraz et la Cordillère Blanche. 

Au programme, acclimatation en douceur à l’altitude grâce à des randonnées à la journée qui n’ont rien à envier certains fabuleux treks des environs. C’est de cela dont nous allons vous parler dans cet article. 

Nous partons avec nos potes Anaïs et Maxime, avec qui nous avions visité la quasi totalité du Vietnam il y a 6 mois maintenant. Le hasard des changements de programme de chacun fait que nous nous sommes retrouvés à Lima pour notre plus grand plaisir. Nous repartons donc tous les 4 en vadrouille  à travers le Pérou cette fois !

La ville de Huaraz est un bon camp de base pour visiter la Cordillère Blanche. Perchée à 3000m d’altitude, elle permet une acclimatation en douceur pour peu que vous ayez le temps. Nous allons donc faire ça en douceur, pas question de précipiter les choses et de se sentir mal en plein milieu d’un trek ! Le mal de l’altitude peut être très violent si on ne s’y prépare pas.

3000m d’altitude ça ne paraît pas énorme mais je vous assure que l’on peut vite être essoufflés rien qu’en montant un escalier ! En altitude et plus l’on monte, l’oxygène de l’air se raréfie considérablement, de sorte qu’à 5500m, il ne reste plus que 50% de l’oxygène disponible au niveau de la mer.

Nous avons donc consacré les deux premiers jours à nous acclimater à cette altitude, histoire de ne plus souffler comme des bœufs après avoir monté 3 marches d’escalier 🙂

La ville en elle-même ne présente pas un intérêt fondamental mais nous nous y sommes sentis plutôt bien. L’ambiance qui y règne et la couronne de montagnes qui entoure la ville offrent un cadre bien agréable. Un tremblement de terre a totalement détruit la ville et sa vallée et 1970. La ville a donc été reconstruite à la va-vite sans grand charme.

Côté visite, rien de particulier, le réel intérêt de cette ville ce sont les randonnées à faire dans les alentours. Autant dire que si vous n’avez pas l’intention de randonner, rien ne sert de venir jusqu’à Huaraz.

Il est possible de s’équiper en matériel de camping à Huaraz mais le choix est assez limité et nous avons trouvé que c’était assez cher, plus cher qu’à Cuzco. Nous y avons acheté nos  sacs de couchage -5°C en prévision de nos futurs treks (Santa Cruz et Choquequirao-Machu Picchu). Si vous en avez la possibilité, nous vous conseillons plutôt de faire vos emplettes à Lima ou Cuzco, il y aura forcément plus de choix et de meilleurs tarifs. Il est également possible de louer l’équipement (tente, tapis de sol, sacs de couchage, réchaud…) dans la majorité des agences et vendeurs d’équipement. 

Les randonnées à la journée aux alentours de Huaraz

Le but ultime de notre venue à Huaraz est de faire le trek du Santa Cruz dans la Cordillère Blanche. Sans guide, sans mules, autant vous dire que ce n’est pas une mince affaire ! Il nous faudra passer un col à 4750m avec des sacs sur le dos de 9-10 kilos pour Marjo et 15-16 kilos pour moi. Évidemment, pour de grands randonneurs ce n’est peut être pas un exploit en soi mais pour nous, ça commence à faire un joli challenge ! Il ne faut surtout pas négliger l’altitude que ce soit pour le mal des montagnes ou tout simplement pour la difficulté physique supplémentaire que cela implique. Monter 100 mètres de dénivelé au niveau de la mer n’est pas comparable avec le fait de monter 100m à 4700 mètres d’altitude ! Du coup, avant de se lancer dans cette expédition, nous allons nous habituer à marcher en altitude. Ça tombe bien, les environs regorgent de treks à la journée très sympas.

Les ruines de Wilcahuain

Notre première marche nous mènera aux ruines de Wilcahuain. Ces ruines appartiennent à la civilisation Wari et dateraient du 10ème siècle.

En soi, c’est plus une marche d’acclimatation à l’altitude qu’un incontournable de la région. La balade est courte et sympa.

Rien de bien compliqué, 14 km pour 300 m de dénivelé, on peut partir à pied depuis Huaraz une bonne entrée en matière.

Le chemin n’est pas spécialement balisé, mais un bon GPS ou une bonne carte feront très bien l’affaire. De plus nous croisons beaucoup de locaux sur la route puisque nous passons par plusieurs villages. Impossible de se perdre, tout le monde semble connaître l’endroit, n’hésitez pas à demander votre chemin. Depuis Huaraz, nous mettrons 2h pour arriver aux ruines où il faut s’acquitter de la somme de 5 NS. Les ruines ne sont pas très grandes, l’endroit est sympa pour pique-niquer autour des ânes et des moutons.

Nous y resterons environ 2h, le temps de manger et se reposer au soleil. Pour rentrer à Huaraz, il est évidemment possible de redescendre par le même chemin à pied. Nous avons choisi de prendre un colectivo pour 1,50 NS par personne…

La Laguna Wilcacocha 

Notre deuxième randonnée d’acclimatation sera la Laguna Wilcacocha. Une arrivée à 3700m d’altitude avec 600m de dénivelé nous permettra de nous entraîner d’avantage. 

Il faut prendre un colectivo pour se rendre au début de la rando, pour 1 NS seulement. 

Nous grimpons dans la Cordillère Noire dont les sommets ne sont pas enneigés et qui fait face à la Cordillère Blanche qui elle est bien enneigée comme son nom l’indique. 

La montée est relativement simple, le chemin est très agréable, pas de mal de l’altitude à déclarer. Il faut compter entre 1h30 et 2h de marche pour arriver à la lagune. 

La vue sur la Cordillère Blanche et ses sommets enneigés est splendide. Cette succession de pics culminant à plus de 6000m d’altitude est impressionnante. 

Nous resterons plus d’une heure en haut. De plus aujourd’hui c’est un jour un peu spécial, je fête mes 30 ans, face à la Cordillère Blanche…la classe ! Pour le coup on a amélioré un peu le pique-nique, nous sommes montés avec des bières pour l’apéro et Maxime a prévu un muffin et des bougies pour fêter l’occasion, parfait ! Merci les copains ! 

Nous redescendons tranquillement. Quasiment arrivés en bas, nous croisons un taxi qui redescend à vide (oui on peut monter en taxi au sommet) et nous arrivons à négocier un retour sur Huaraz à peine plus cher qu’en colectivo (1,50 NS au lieu de 1 NS) et beaucoup plus rapide. 

Et comme 30 ans ça se fête (il parait), ce soir c’est soirée ti’punch Maracuja, pizzas et bar ! 

Une journée parfaite.

La Laguna 69

Après une journée de repos bien méritée, non pas à cause du trek de Wilcacocha mais de la soirée de mes 30 ans :p, nous prévoyons de faire notre ultime trek d’acclimatation. Le trek Laguna 69 est d’ailleurs bien plus qu’un trek d’acclimatation, ça serait dommage de le réduire à cette simple utilité. C’est une magnifique journée de rando, dont la récompense finale vaut bien tous les efforts fournis. C’est un trek assez difficile pour des non-initiés, la lagune se situe à 4650m après 750 m de dénivelé positif sur 13 km. Comptez alors 3h – 3h30 de marche pour la montée et environ 2h pour redescendre.

Il est possible de passer par des agences qui vous proposeront l’excursion en groupe à des prix assez élevés. Je ne vois pas l’intérêt de cette solution, un guide n’est absolument pas nécessaire, il faudrait le faire exprès pour se perdre. De plus, il y a du monde sur tout le chemin, vous ne serez pas seul s’il vous arrive un problème. 

La marche commence par une petite descente puis un long plat pour se mettre en jambe. La pente va s’intensifier au fur et à mesure du trek pour finir par une dernière montée assez raide d’environ 30 minutes. La dernière partie peut être un peu délicate suivant votre condition et votre réaction au mal de l’altitude. La raréfaction de l’oxygène à cette hauteur rend difficiles les derniers mètres mais croyez-nous, les paysages et la récompense finale en valent largement la peine ! 

La lagune est sublime, d’une couleur turquoise étonnante contrastant avec les blancs sommets et le gris rocailleux des montagnes. 

Cette rando est un must de la Cordillère Blanche, un incontournable !

Pour la petite anecdote rigolote : Nous avons quand même vu un couple de soixantenaire tenter de faire la course, à chaque fois que nous approchions d’eux, le mari repartait au pas de course en disant à sa compagne de se dépêcher car sinon ils allaient se faire dépasser…pathétique ! Résultats des courses, nous les avons vu rebrousser chemin à quelques centaines de mettre de l’arrivée, certainement à cause du mal aigu des montagnes. 

Tout ça pour dire qu’il ne sert à rien de se presser surtout si vous n’êtes pas acclimaté, on ne plaisante pas avec le soroche, le but étant simplement d’arriver au bout ! Nous avons plutôt bien gérée cette randonnée malgré de forts maux de tête à la descente pour moi (Bastien) mais rien d’alarmant, nous partons confiants pour la suite de nos aventures qui s’annoncent bien plus difficiles… !

  • Prix d’entrée dans le Parc National de Huascaran : 10 NS la journée ou 65 NS pour 21 jours (si vous souhaitez faire ensuite le trek de Santa Cruz)
  • 35 NS par personne en minivan depuis Huaraz, 3h de route. Départ à 6h du matin, retour vers 19h à Huaraz.

Comment bien se préparer au mal de l’altitude

  • La première règle, la plus importante je dirais est de prendre son temps. Nous avons croisé plusieurs personnes qui dès leur arrivée à Huaraz sont partis faire la Laguna 69 ou le Santa Cruz. D’après ce qu’ils en disaient, c’était loin d’être une très bonne idée. Forts maux de tête, nausées, fatigue, dans le meilleur des cas. Nous avons a contrario rencontré des gens dans la même situation qui n’ont rien ressenti. Autant mettre toutes les chances de son côté. Prenez le temps de vous arrêter quelques jours à 3000 si vous arrivez du niveau de la mer.
  • Pendant cette période n’hésitez pas à vous balader, en plus de prendre du bon temps en profitant tranquillement de l’endroit, vous verrez que dès le deuxième jour, les quelques marches pour rentrer à votre hôtel vous paraîtront moins insurmontable ;).
  • Une fois que vous n’êtes plus essoufflé pour un rien à cette altitude, il est temps de faire quelques randonnées avec du dénivelé pour habituer votre corps à l’effort en altitude. Des treks à la journée vous menant à plus de 4000m, vous permettront de vous entraîner et de voir comment vous réagissez au soroche afin d’appréhender sereinement des treks plus difficiles et plus longs.
  • Pensez à bien vous hydrater et vous reposer, sans être habitué il est possible que vous dormiez mal les premiers jours. Pour notre part, on a eu beaucoup de mal à dormir, à se coucher tôt sans parler du décalage horaire dont on ne se remettait pas.
  • Des traitements médicamenteux comme le Diamox existent. Ils ont pour but de vous faire passer en douceur la période d’acclimatation et de réduire les effets du mal des montagnes. On ne peut pas vraiment vous en dire plus, nous n’avons pas testé, encore une fois, prendre son temps est aussi efficace qu’un traitement. 
  • Pour vos différentes ascensions vous pouvez vous procurer de la coca. Cette plante est le remède à tous les maux ! Traditionnellement consommée par les locaux, la feuille peut se chiquer ou se prendre en infusion. Elle semble réduire la sensation de faim, augmenter l’endurance et les capacités physiques et surtout, elle combat le mal d’altitude. 

Alors ça, c’est la théorie, d’après certaines études, les effets bénéfiques de la coca notamment sur le soroche ne seraient observés que dans le cas d’une consommation régulière que l’on observe chez les populations Andines. A vous de voir, au pire vous pourrez bénéficier d’un effet placebo 🙂 Pour notre part nous en avons consommé surtout sous forme de maté (infusion), tous les restaurants et cafés en proposent, vous pouvez trouver des sachets de maté au supermarché ou directement des feuilles au marché.

Nous vous donnons rendez-vous dans le prochain article pour une toute nouvelle aventure : notre premier trek en totale autonomie ! Pas de guide, pas de mules, une tente, notre nourriture et surtout nos p’tites jambes ! Ça rigole plus, on passe un col à 4750m et on marche pendant 4 jours ! On vous raconte notre trek de Santa Cruz dans la Cordillère Blanche trèèèès vite !!!

Bastien

Aventurier dans l'âme, je ne lâche jamais ma machette et mon lasso quand je pars en voyage. Grand bavard, j'aime refaire le monde pendant des heures autour d'un bon verre (et d'un bon saucisson). Passionné par le monde de la tech, on peut dire que je suis un vrai geek !

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