Roadtrip Thaïlande Nord-Est moto

Roadtrip Thaïlande en Moto | Découverte du nord-est

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Notre premier roadtrip en moto en Thaïlande, un régal !! Plus d’autonomie au niveau du transport, un peu de rando parce que ça nous manque de souffrir 😉 et des coins reculés et très peu touristiques ! Entre parcs nationaux, randos, farniente au bord du Mékong et visite de sites préhistoriques, c’est dans le nord-est de la Thaïlande qu’on vous donne rendez-vous…

Après notre visite de Bangkok, nous changeons de décor ! Et aussi de façon de voyager… Enfin rien d’extraordinaire mais nous recherchons plus d’autonomie au niveau du transport, un peu de rando parce que ça nous manque de souffrir 😉 et des coins reculés ! C’est dans le nord-est de la Thaïlande qu’on vous donne rendez-vous…

Avant toute chose, sachez qu’on a volontairement omis certains détails techniques de la préparation de ce roadtrip puisque nous vous réserverons un article complet sur le sujet (si vous êtes pas des p’tits veinards…!)

Direction le nord-est de la Thaïlande !

Le nord-est thaïlandais, l’Isan, est une région moins touristique que le reste du pays, pourtant il semble qu’elle ait beaucoup à offrir. Entre parcs nationaux, randos, farniente au bord du Mékong et visite de sites préhistoriques, je dirais qu’il y en a pour tous les goûts et qu’il y a de quoi faire pour ne pas s’ennuyer ! 

Le nord-est, c’est vaste, 1/3 de la superficie du pays, une raison de plus pour venir faire une halte dans cette belle région ! Mais ça veut aussi dire qu’il faut faire des choix, certes nous restons pratiquement deux mois dans le pays, ce qui nous laisse le temps de bien vadrouiller, mais il y a tant de choses à voir, la Thaïlande est très riche en diversité ! 

Pour commencer, ce sera la région de Khon Kaen. De ce qu’on en a vu, la ville n’est pas d’un grand intérêt touristique. Cependant elle est géographiquement bien positionnée pour être une étape avant de visiter la région frontalière avec le Laos. 

Cette région promet calme et éloignement touristique, tout ce qu’il nous faut ! Marjo m’expose le projet, roadtrip en scooter, trek, balade le long du Mékong et, faute de l’avoir foulé, nous pourrons voir le Laos à quelques dizaines de mètres ! 

Pas besoin de beaucoup plus, ça me plaît, 30 minutes après nous sommes à la gare pour acheter les billets de train, let’s goooo ! 

Nous prenons donc deux billets pour le lendemain matin, 8 heures de trajet prévues, en pleine journée nous choisissons la classe la moins chère (évidement!), la 3ème classe. Nous avions un peu peur de l’espace, d’après notre guide papier c’est très restreint et c’est toujours un peu le flip pour moi, comment je vais réussir à rentrer mes jambes ? Finalement, Khon Kaen n’étant pas une destination touristique « commune », il y avait très peu de monde dans le train et nous aurons bien plus d’espace qu’il n’en faut. Et si ça ne suffit pas on peut toujours prendre un bol d’air frais entre les wagons 😉  

Le contrôleur contrôle la situation

Nous sommes les seuls occidentaux et le contrôleur semble d’ailleurs très amusé par notre destination, à chacun de ses passages, nous avons le droit à un « Khon Kaen ? » suivi d’un grand rire amusé de sa part ! Aucune animosité, il nous chambre c’est tout et ça me met d’ailleurs plutôt de bonne humeur, j’aime bien ce genre de contact  ! Il informe à peu près la moitié du wagon sur notre destination pour que quelqu’un nous indique le moment où il faut sortir ! Du coup aucun problème pour s’arrêter au bon endroit les locaux ayant pris très à cœur la mission du poinçonneur !

Nous posons nos sacs dans un hôtel un peu plus cher qu’à notre habitude mais il est vraiment bien et puis nous comptons partir dès le lendemain pour notre première étape du roadtrip : le trek dans le parc national de Phu Kradueng ! Enfin, en théorie… 

Pas simple de trouver notre monture !

Khon Kaen est la 4ème ville du pays, on suppose qu’il est aisé de trouver une location de scooter… Détrompez-vous ! L’offre est beaucoup moins fournie que dans les petites îles du sud notamment, car pas de touriste, pas de demande ! 

Après avoir fait des kilomètres dans la ville à la recherche de deux engins, nous rentrons à l’hôtel bredouille… impossible de trouver deux scooters corrects à prix décent ! Ce n’est que le lendemain que nous trouverons ce qu’il nous faut. Le prix de la location, 200 bahts, est supérieur au reste de la Thaïlande mais nous n’avons pas bien le choix, les autres nous demandaient 300 bahts pour faire la même boucle… Mais pour le coup, les scooters sont supers, quasi neufs, nous ne devrions pas avoir de problèmes avec ! 

Si vous souhaitez faire une boucle au départ de Khon Kaen ou simplement louer à la journée, pour vous éviter de chercher partout on vous donne l’adresse dans les « infos pratiques ».

Etapes et distances pour la boucle nord-est départ Khon Kaen :

  • Khon Kaen – Phu Kradueng National Park : 137 km
  • Phu Kradueng National Park – Chiang Khan : 131 km
  • Chiang Khan – Sangkhom : 118 km
  • Sangkhom – Phu Phra Bat Historical Park : 64 km
  • Phu Phra Bat Historical Park – Khon Kaen : 190 km
  • Jour 1 : Parc national de Phu Kradueng

C’est parti ! En route pour notre première étape, environ 137 kilomètres nous séparent de notre destination. Notre premier « gros » trajet se passe sans encombre bien que cette route n’a rien de bien intéressant : une 4 voies rapides toute droite avec beaucoup de camions !

Une fois arrivés à l’entrée du parc national de Phu Kradueng, 1200 mètres de dénivelés nous attendent pour arriver au sommet : le plateau du parc où nous camperons pour la nuit. Nous arrivons au parc à 13h… il reste donc les 1200 mètres de dénivelé sur 5,5 km et une pente annoncée à 20 %… autant dire qu’il s’agit d’une bonne grimpette ! 

C’est la plus mauvaise heure pour marcher, il fait chaud,  mais bon, nous n’avons pas le choix, il faut partir le plus vite possible, nous ne savons pas trop en combien de temps nous sommes capables de monter et il faut y arriver avant la nuit… Une fois en haut, tout le nécessaire de camping se loue au Visitor Center (ça tombe bien, on n’a pas de tente!) !

Nous laissons le gros sac à dos au Visitor Center d’en bas et prenons uniquement les deux petits. Il faut savoir qu’il est possible de « louer » les services d’un porteur pour 20 bahts par kilo, vu le nombre de porteurs que nous avons croisé (pour assez peu de monde en haut) nous supposons que la grande majorité des gens utilisent ce service. Nous avons du mal à comprendre comment ils peuvent monter avec une telle charge sur les épaules, environ 6 valises chacun (oui des valises…!) les gens amènent toute leur maison au sommet… le concept nous a un peu échappé on doit avouer !

Le parc est à priori habité par une faune exotique, éléphants, chacals, gibbons, sambar, serow et même peut être quelques tigres. A part une femelle serow semi apprivoisée au sommet nous n’aurons rien vu de tout ça :'(. Néanmoins, la randonnée est bien agréable, le chemin certes raide, est ombragé et tout à fait praticable, mais des chaussures de rando restent indispensables (la dernière portion de la rando, la plus dure, est essentiellement composée de rochers et ça grimpe sec !). 

On trouve tout le long des gargotes où il est possible de se restaurer et se désaltérer. Attention toutefois, les prix grimpent avec le dénivelé car eux aussi louent les services des porteurs !

Nous sommes arrivés sur le plateau après 3 heures d’efforts que je qualifierai d’intenses. IL reste alors encore 4 km sur le plateau pour rejoindre le Visitor Center. 

Changement radical de décor ! Nous passons brutalement, d’un chemin tortueux dans la jungle à une pinède sablonneuse sur un plateau, comme son nom l’indique bien : on ne peut plus plat ! Le sable, les pins, les odeurs, absolument tout nous rappellent les Landes… à 1200 mètres au dessus du niveau de la mer et en Thaïlande…Incroyable, on est de retour chez nous !

Sur le plateau, plusieurs solutions s’offrent à vous pour dormir. Soit avez pris votre propre tente et vous pouvez alors trouver un endroit au calme pour la planter (pas trop prêt des falaises quand même hein!), soit vous louez un bungalow au « visitor center », le prix est relativement élevé et il est nécessaire de réserver à l’avance… Ou comme nous vous louez une tente. Nous nous attendions à récupérer le matériel et aller se trouver un endroit sympa pour camper… En fait il s’agit d’un grand espace où sont déjà plantées des centaines de tentes (On imagine le monde qu’il doit y avoir en haute saison). Attention il fait froid en haut, nos duvets n’étaient tout simplement pas suffisants, on s’est bien caillés toutes la nuit, la température est descendue à 6-7 degrés. Nous n’avions plus eu de telles températures depuis la Chine !

Jour 2 : Rando sur le plateau de Phu Kradueng et redescente

Pour le deuxième jour nous avons fait une grosse balade (16 km) sur le plateau en passant par les « waterfalls » et les quelques falaises offrants des points de vue exceptionnels ! Balade qui nous a pris un certain temps puisque Marjo à fait l’intégralité de la balade… pieds nus ! 

Alors non, elle ne s’est pas prise pour une Dryade souhaitant se trouver en communion avec mère nature sans qu’aucun artifice n’altère son osmose avec la planète, hélant les oiseaux au gré du vent avec une couronne de fleurs dans les cheveux… Non, elle s’est retrouvée avec d’affreuses ampoules à chaque talon refusant tout contact avec les chaussures de randos, ces traîtresses qui l’avaient pourtant si bien portée jusqu’à présent…(ouai, c’est tout de suite moins sexy)

Nous avons entamé la descente aux alentours de 13h, après que Marjo ait pu enfin remettre ses chaussures :p Heureusement, on avait pensé à amener le nécessaire de survie en milieu hostile (des pansements) :D. Nous avons mis quasiment autant de temps pour descendre que pour monter et avons plus souffert des 1200 m de dénivelé négatif, allez comprendre ! En tout cas nous sommes arrivés en bas trop tard pour reprendre la route pour notre prochaine étape. Nous avons donc trouvé une auberge en dehors du parc pour repartir le lendemain matin. L’avantage d’être indépendant avec son moyen de locomotion, c’est qu’on fait un peu ce qu’on veut !

Jour 3 Chiang Khan

C’est reparti pour le deuxième jour de scoot, 131 km à parcourir avant d’arriver à Chiang Khan. Chiang Khan est une petite ville au bord du Mékong, ici un tourisme essentiellement asiatique. Il n’y a pas grand chose à faire dans la ville, à part se balader sur les berges du Mékong en observant le Laos voisin. C’est tant mieux, c’est ce qu’on recherche ! On ne reste qu’une nuit, les hébergements sont hors de prix, après avoir frappé à toutes les guesthouses du coin, nous en trouvons une à l’extrémité de la rue principale. La ville est néanmoins charmante, la rue principale longeant le Mékong rassemble une succession de maisons, guesthouses et boutiques majoritairement en Teck. Il y a toute une balade aménagée le long du Mékong. Charmant ! 

Jour 4 Sangkhom

Ce bout de route est prometteur, annoncé comme un des plus beau tronçons de route suivant le haut Mékong ! J’en avais déjà l’eau à la bouche. 100 km de routes serpentant entre pics karstiques et vallées verdoyantes, c’est exactement dans ce genre de décors que j’apprécie rouler, bercé par le calme apparent du Mékong, loin de toute agitation touristique, on se sent… libres ! 

C’est après 4 heures de route en s’arrêtant un nombre incalculable de fois à chaque point de vue toujours plus beau que le précédent que nous arrivons tranquillement à Sangkhom. Encore une fois, la ville est au bord du Mékong, le lieu est si apaisant ! Nous avons séjourné dans une auberge avec un rapport qualité-prix excellent d’après nos critères. La guesthouse est très bien tenue, l’espace commun / restaurant est construit sur pilotis au-dessus d’une petite rivière se jetant dans le Mékong. Un site extra ! Repos, calme, tranquillité…  

Il y a si peu de touristes dans ces contrées que les consommations au sein de la guesthouse sont basées sur la confiance. C’est à dire que chaque chambre à son petit carnet, dans lequel vous marquez le prix de votre chambre (convenu au préalable avec le propriétaire), vos consos, repas, etc, vous allez vous servir vous-même et vous présentez votre note à la fin du séjour. On a trouvé le principe super et ça à l’air de bien fonctionner comme ça, sans que les gens n’abusent du système.

Jour 5 Phu Phra Bat Historical Park et retour sur Khon Kaen 

Sur cette journée nous souhaitions visiter le parc historique de Phu Phra Bat, puis aller dormir à Udon Thani pour repartir le lendemain sur Khon Kaen. Notre location arrivant à terme au jour 5, j’avais téléphoné au loueur la veille pour prolonger d’une journée. 

Le parc se trouve à 60 km de Sangkhom. On y trouve des vestiges très bien conservés d’une civilisation préhistorique et notamment quelques peintures rupestres. La plupart des cavités et autres refuges naturels habités jadis par une des premières civilisations de la région, ont été converties en lieux de cultes pendant l’ère Dvâravatî. La visite est courte, 2h annoncées à l’entrée du parc, nous l’avons fait en 1h15 sans courir (même si maintenant, on est des marcheurs de compet’).

Nous reprenons la route pour Udon Thani, comme il est encore tôt on commence à se dire qu’on pourrait pousser jusqu’à Khon Kaen plutôt que de faire une étape sans intérêt. 

Arrivée à Udon Thani : effectivement la ville ne donne pas envie d’y rester nous ne repérons aucune guesthouse et décidons de continuer notre route jusqu’à Khon Kaen, ce qui nous fera économiser une journée de location si nous arrivons à temps. 

Nous apercevons Khon Kaen à la tombée de la nuit après 265 km de scooter sur la journée… Une bonne grosse journée ! Nous n’en pouvons plus, enfin nos postérieurs n’en peuvent plus mais nous rendons les scooters à temps, « Mission accomplished » !

INFOS PRATIQUES

Bangkok – Khon Kaen en train 3ème classe : 227 baths – 8h de trajet (journée)

Les visites payantes

  • Parc national de Phu Kradueng : 400 bahts. J’ai bien essayé de lui dire que nous étions Thaï ce qui aurait fait baisser la note à 40 bahts… ! ça n’a évidemment pas marché mais ça aura au moins eu le mérite de les faire bien marrer ! 😀
  • Phu Phrabat Historical Park : 100 baths

Où avons-nous dormi ?

  • Khon Kaen : Sawasdee Hotel 450 baths
  • Location de tente (+ tapis de sol et oreillers) au Phu Kradueng National Park : 280 baths
  • Chiang Khan : 400 baths… mais oups, on a perdu le nom de la guesthouse !
  • Sangkhom : Bouy Guesthouse. 350 baths (négocié). Bungalow sur pilotis vraiment très grand avec terrasse, eau chaude et un parking / garage personnel couvert pour garer nos scoots (ou même une voiture).
  • Location des scooters : 191 carrent à Khon Kaen. Scoopy (110cc) pour Marjo + 125cc pour Bastien, 200 baths par jour par scooter

Ce premier roadtrip en scooter est une réussite, nous avons adoré visiter cette région peu touristique de cette façon. On en est revenus avec le sourire jusqu’aux oreilles !

L’expérience est concluante et dès notre retour, nous réfléchissons déjà à notre prochain roadtrip d’ici quelques jours dans le nord-ouest cette fois ! 

On vous raconte tout ça dans le prochain article, très différent tant au niveau  des routes empruntées que des paysages traversés ! Du scooter, des routes sinueuses, un gros dénivelé, des chemins chaotiques, des paysages à couper le souffle, des sources d’eau chaude et des endroits encore non touristiques ! Un régal… 

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages, mes bons plans et mes conseils de vadrouille !
Sometimes the hike is better than the top !

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