Visiter Phnom Penh Cambodge

Visiter Phnom Penh | Découverte de la capitale du Cambodge

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Nous arrivons à Phnom Penh après avoir traversé la frontière non sans mal comme nous vous le racontions dans l’article précédent. Le Cambodge, un pays au lourd passé, Phnom Penh, une ville qui nous aura beaucoup touchés, un peu d’histoire s’impose…

Phnom Penh, capitale du Cambodge 

Nous prenons notre temps. Nous avons envie de nous poser un peu après avoir pas mal couru au Vietnam.

Nous ne resterons en revanche pas très longtemps à Phnom Penh, nous n’avons pas visité des centaines de choses mais le début de notre séjour au Cambodge s’annonce plutôt bien, il s’annonce plutôt touchant car nous nous plongerons dans l’histoire de ce pays au lourd passé, lisez plutôt…

Les Khmers Rouges, un peu d’histoire

Les Khmers Rouges ont pris le pouvoir au terme de plusieurs années de guerre civile, établissant le régime politique connu sous le nom de Kampuchéa démocratique : mouvement politique et militaire communiste radical. Entre 1975 et 1979, période durant laquelle ils dirigèrent le Cambodge, leur organisation a mis en place une dictature d’une extrême violence chargée de créer une société communiste sans classes, purgée de l’influence capitaliste et coloniale occidentale ainsi que de la religion.

Le régime Khmer Rouge s’est rendu coupable de nombreux crimes de masse, en particulier de l’assassinat de plusieurs centaines de milliers de Cambodgiens. Le nombre de victimes est évalué à environ 1,7 million, soit plus de 20 % de la population de l’époque. 

Massacres et persécutions raciales

L’épuration est menée par la police secrète Khmère Rouge. Le Kampuchéa démocratique n’a officiellement pas de prisons, mais les « centres de rééducation » se multiplient à travers le pays. Des Cambodgiens y sont incarcérés sous les prétextes les plus variés, allant du délit de droit commun à la dissidence politique réelle ou supposée, en passant par les relations sexuelles hors mariage. Les prisonniers des centres sont détenus dans des conditions abominables, et régulièrement soumis à la torture, pour être amenés à confesser des délits souvent imaginaires. La durée de survie des détenus n’excède généralement pas trois mois. Des exécutions en masses sont réalisées. Le nombre total de victimes du Khmers Rouges reste sujet à débat, les estimations variant entre 740 000 et 2 200 000 morts, sur une population d’environ 7 890 000 habitants. Ces chiffres prennent en compte les massacres, les exécutions, les victimes de la famine provoquée et entretenue par l’incompétence du régime, ainsi que les persécutions et massacres dont font l’objet certaines ethnies. 

La prison S21 : l’ancien lieu de torture des Khmers Rouges

La prison S21 ou Tuol Sleng qui est aujourd’hui transformée en musée est une visite incontournable.

Ça n’a rien d’une visite agréable ou distrayante et ce n’est pas une visite à faire avec de jeunes enfants. C’est une visite qui ne nous a pas laissés indemne.

Ce lieu, autrefois un collège, un lieu d’enseignement, fut utilisé entre 1975 et 1979 par les Khmers Rouges comme prison et lieu de torture. Y étaient enfermés et torturés sans distinction tous les opposants supposés au régime en place, à la révolution khmère. 

En priorité les intellectuels, sachant que le port de lunettes suffisait à être considéré comme intellectuel et donc à supprimer… 

Plus de 20 000 personnes y auraient été enfermées durant cette période subissant des tortures inimaginables dans le but de leur faire avouer des crimes bien souvent imaginaires, comme nous vous l’expliquions plus haut. Presque tous les détenus auront succombé aux tortures ou étaient envoyés dans des camps d’extermination lorsque les tortionnaires en avait fini avec eux… Lors de la libération de Phnom Penh par les Vietnamiens, uniquement 7 survivants seront retrouvés… Les 14 derniers qui n’auront pas survécu seront enterrés dans la cours, leur stombes sont là, visibles.

Une visite difficile

La visite est difficile, à la limite du supportable. Les salles, le mobilier, les fils barbelés, tout est encore là, c’était hier… Tous les bâtiments, dans des fonctions différentes, furent le théâtre de ce massacre. 

L’atmosphère est chargée, l’ambiance lourde, les visages graves, les regards sont furtifs, personne ne sourit, nous passons de longues minutes sans même parler entre nous. Le silence règne, ici point d’éclats de voix, aucun rire, le temps semble s’être arrêté et le lieux impose le respect, pour eux, pour ce peuple qui a tant souffert. 

Nous déambulons dans ce décor funeste. Dans chaque salle du premier bâtiment, on trouve une boite de munitions qui servait de pot de chambre, un lit en fer qui était branché au secteur, des chaînes et autres menottes. Des salles de cours qui ont été recyclées en salle de torture… 

Bien souvent une grande photo accrochée au mur montre un détenu en pleine séance d’interrogation.

Méticuleux, les Khmers Rouges

Les Khmers Rouges étaient très méticuleux, ils archivaient tous leurs prisonniers, prenant systématiquement une photo à l’arrivée, des photos pendant leurs supplices et une photo du cadavre, si celui-ci succombait aux tortures infligées. 

Dans le second bâtiment, on trouve de grands panneaux où sont exposées les photos, ça n’en finit pas. Je suis resté scotché devant ces centaines de portraits. Tous ces visages aux expressions différentes qui ont souffert entre ces murs, vous retournent le ventre. Ils sont tristes, d’autres impassibles, on aperçoit parfois un sourire, oui un sourire. 

Parfois les visages sont tuméfiés, l’œil poché, une lèvre éclatée on suppose qu’ils n’ont pas voulu se plier à l’exercice de la photo. 

Nous avançons dans ces salles un peu hypnotisés par tous ces faciès, puis arrivent des photos encore plus morbides, des ossements, des crânes si méticuleusement empilés, alignés. La visite devient vraiment difficile. 

Témoignages

Dans le batiment suivant, on trouvera des témoignages d’anciens tortionnaires. Pourquoi ont-ils fait cela, que sont-ils devenus. Le dernier bâtiment était le bâtiment prison : on observe des cellules  de 2m², faites de bois pour certaines et de briques aléatoirement empilées pour d’autres, toujours dans ce qui fut jadis des salles de classe… On remarque les fils barbelés le long des deux derniers bâtiments afin d’éviter les suicides…

Nous sommes ressortis complètement retournés, aucune envie de visiter autre chose dans la journée. Nous avions uniquement envie de rentrer à l’hôtel pour digérer tout ça ! 

Nous conseillons vivement de visiter cette ancienne prison, pas par plaisir mais pour s’imprégner de cette histoire, ressentir l’atrocité, l’enfer dans lequel les Khmers rouges ont plongé le pays… 

Nous conseillons également de le faire en fin de journée et de se poser tranquillement après. 

Et bien évidemment, mieux vaut éviter d’emmener les enfants trop jeunes. Nous avons entendus des « Maman c’est quoi ça…? » en galopant entre les photos et les appareils de torture. Il ne comprenait et ne ressentait sûrement pas la charge émotionnelle (et heureusement!) et comment expliquer à un enfant de 8 ans, ce que d’autres enfants du même âge que lui, il y a seulement 30 ans de cela, ont vécu et dans quelles atrocités ils ont vu périr leurs familles.

Le Palais royal et la Pagode d’Argent

Prévoir une tenue correcte, pas de short au-dessus du genou et épaules couvertes. Certaines personnes croisées avaient dû acheter un tee-shirt à l’entrée (2$) pour être autorisés à visiter le palais.

Très récent, il date du début du XXème siècle. Les bâtiments, d’architecture traditionnelle Khmère sont magnifiques. Il est agréable de se balader tranquillement dans ce palais. La pagode d’argent qui se trouve dans l’enceinte est la plus luxueuse de la ville, le sol bien que recouvert de tapis est quand même pavé de 5000 carreaux d’argent. Un énorme bouddha d’or incrusté de diamants trône au centre de la pièce, impressionnant.

On trouve également dans le palais une maquette des temples d’Angkor.

Nous avons apprécié la visite mais, le prix de 6,5 $ est à notre avis excessif. C’est un peu cher pour ce que c’est, à notre humble avis.

Le Marché Central

Le plus grand marché de Phnom Penh, d’après notre guide de poche, un des plus grands marchés couverts d’Asie, on y trouve de tout ! Des fringues, des bijoux, de l’électroménager, de l’électronique, à manger, etc. Nous y avons d’ailleurs dégusté deux succulentes tarentules… Miam ! 😉 

Info bonus : le corps a le goût du crabe ! j’avais bien reconnu une saveur familière sans arriver à y mettre un nom, Marjo dès la première bouchée a reconnu les similitudes avec le crustacé. Il faut passer outre l’aspect peu ragoutant mais à tester ! On s’est bien marré !

Si vous n’avez pas encore vu nos vidéos sur le sujet, on vous met les vidéos ici ! N’hésitez pas à vous abonner à notre chaine Youtube, ça nous encouragera à manger pleins d’autre trucs bizarres 😉

Vous nous croyez en vacances ? 😉

Il y a certainement des centaines de choses à voir et à faire à Phnom Penh mais nous n’avions pas envie de courir dans cette grande ville. Oui, la fatigue des trois premiers mois de voyages commence à se faire sentir. Il ne faut pas croire, un voyage au long cours ce n’est pas comme nos trois semaines de vacances habituelles, c’est beaucoup plus fatiguant. 

Les galères de bus, d’auberges, d’itinéraire, se réveiller dans des endroits différents tous les trois jours, tout ça fait partie intégrante du voyage et en fait son charme mais, ça fatigue aussi. 

Alors, nous ralentissons un peu, nous levons le pied. Nous apprécions tout autant mais à un rythme différent, plus tranquillement ! 

Un changement de programme en vue…

A l’heure ou j’écris ces lignes nous sommes d’ailleurs « bloqués » à Siem Reap le temps que nos visas Thaïlandais soient faits. En effet, nous devions aller au Laos après le Cambodge mais, nous avons pris un peu de retard. Nous sommes notamment restés bloqués plus d’une semaine à Battambang, petit soucis de santé pour Marjo (tout est rentré dans l’ordre depuis).

Alors nous avons décidé de ne pas aller au Laos pour ne pas le visiter à 200 à l’heure en 15 jours… Ca nous permettra de revenir dans le coin dans quelques années ! Je ne vous cache pas que la décision a été très difficile tant nous avions envie de voir ce fabuleux pays ! Next time…

INFOS PRATIQUES

  • Trajet Saigon (Vietnam) – Phonm Penh (Cambodge) : 10 $ en bus. 6h de trajet théorique, 8h en pratique.
  • Hotel White River Guesthouse : 6 $. Chambre sans fenêtre, sans clim mais avec ventilo, sanitaires communs et eau froide (mais vu la chaleur qu’il fait…). Très central, on a tout fait à pieds.
  • Musée du crime génocidaire (Tuol Sleng) ou prison S-21 : 3$
  • Palais royal et pagode d’argent (ou du bouddha d’émeraude) : 6,50$. Prévoir d’avoirles épaules couvertes et un pantalon sous le genou. (sinon, c’est 2 $ le t-shirt vendu à l’entrée)

Petite mise en garde à Phnom Penh : comme toute grande ville d’Asie du sud-est, il faut être prudent le soir et redoubler de vigilance quant aux vols à la tire. Nous avons croisé une personne qui s’est fait volé son sac à dos à l’arrachée par un gars en moto, et elle ne tenait son sac que par une bretelle. Ca à l’air bête comme ça, mais accrochez bien vos sac à dos et ne vous baladez pas avec votre tablette ou votre smartphone dans la main.

Bastien

Aventurier dans l'âme, je ne lâche jamais ma machette et mon lasso quand je pars en voyage. Grand bavard, j'aime refaire le monde pendant des heures autour d'un bon verre (et d'un bon saucisson). Passionné par le monde de la tech, on peut dire que je suis un vrai geek !

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