Roadtrip Nouvelle-Zélande semaine 2

Roadtrip Nouvelle-Zélande : Dunedin, Catlins, Fjords, Queenstown | Semaine 2/4

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

Le second chapitre de notre périple néo-zélandais ! Toujours à bord de notre fidèle van, nous traversons la région sud par la magnifique route côtière de Dunedin à Invercargill pour ensuite regagner la région des fjords. Au programme : des petits animaux mignons tout plein et d’autres carrément moins glamour, des fjords qui nous auront échappé… et de bien belles randos dans des forêts étranges et pleines de mystère…

2ème semaine de roadtrip en Nouvelle-Zélande : Du 1er au 7 mai 2015

JOUR 7 : 52 km – Dunedin où comment travailler un 1er mai.

Comme nous vous l’expliquions dans le précédent article, après nous être fait gentiment virés du centre de Dunedin d’une aire de stationnement où nous n’étions pas sensés rester, nous avons dormi sur une aire non autorisée, un simple parking. Nous savons qu’il serait risqué de faire une grasse matinée (entendez par là dormir encore après 7h30…). 

Le reveil sonne donc à 6h30. Un rapide coup d’oeil sur le pare-brise, nous sommes passés au travers des mailles du filet pour cette fois ! Nous prenons quand même le temps de nous faire un petit déj (à partir du moment où on est réveillés, on ne craint plus rien!).

Une voiture arrive et se gare juste derrière notre van. Etrange. La personne au volant est au téléphone et regarde avec attention notre plaque. Au bout de cinq minutes, il sort de son véhicule et nous demande si nous avons dormi ici. 

Je prends mon air innocent « Non, mon bon monsieur, bien sûr que non, voyons…! »

Crédible comme je suis quand j’essaye de mentir, je pense qu’il n’a pas cru un traitre mot à notre charabia expliquant que nous étions là juste pour prendre notre petit déj. C’est ça, prenez moi pour un con ! 

Il est finalement bien sympa ce monsieur, parce qu’il nous laisse tranquille et nous remet gentiment un prospectus où sont indiqués les emplacements de camping autorisés.

Nous décidons aujourd’hui de ne pas bouger de Dunedin et de profiter de la journée pour bosser un peu sur le blog, la bibliothèque sera notre repaire, il fait chaud, le net fonctionne bien, parfait ! Après avoir passé la journée dans cette bibliothèque, nous nous sommes rendus compte le soir venu que nous étions le 1er Mai ! Voilà, pas de repos pour les braves ! 😉

Un peu échaudés par notre mésaventure nocturne de la veille, nous prévoyons de rejoindre notre camping pour la nuit relativement tôt, c’est donc à 17h que nous arrivons à l’emplacement de « Macandrew Bay ». Evidement, il est déjà plein ! Comme nous vous l’expliquions, c’est l’un des 2 campings proches de Dunedin qui ne dispose que de 5 places gratuites autorisées pour les véhicules non-autonomes. Nous décidons de tenter notre chance au camping Ocean View. Le temps de faire la route, nous arrivons à 17h30, par chance nous sommes le second véhicule (5 places disponibles uniquement également), nous pouvons dormir tranquille sur un emplacement autorisé cette fois. Il se trouve que le parking ne sera même pas rempli ce soir…

Camping Ocean View Recreation Reserve. Gratuit. Toilettes avec chasse d’eau. Eau du robinet potable. Face à la mer, très beau point de vue. 5 places autorisées pour les non self-contained et 5 autres pour les camping-car ou grands vans autonomes. Arriver à l’avance pour être sûrs d’avoir une place, le camping est parfois complet dès 17h. A 8h, il faut être parti.

JOUR 8 : 166 km – Dunedin, ses cathédrales et la région des Catlins

Nous nous sommes un peu baladé dans Dunedin hier mais nous avons quelques visites à y faire encore ! Cette ville nous plait bien, elle est très agréable. Sur le chemin vers le centre-ville, nous en profitons pour nous arrêter à « Tunnel Beach ». Il s’agit d’une plage qui n’est accessible qu’en descendant par un tunnel creusé dans la falaise. On descend d’abord le long de la falaise par un sentier pour arriver jusqu’en bas. Il faut bien sûr tout remonter ensuite, ça dérouille les jambes de bon matin, ça fait du bien ! L’endroit est très joli et la balade est assez courte (30 minutes allez-retour d’un bon pas), donc autant s’y arrêter si c’est sur votre route ! 

A Dunedin, nous ne voulons pas manquer Baldwin Street la rue la plus pentue du monde ! Ouais, rien que ça ! Effectivement, ça grimpe, avec un maximum de 35% tout en haut, il aurait été ambitieux de tenter l’ascension de cette rue de 350 m au volant de notre van. Ca vaut le détour, c’est impresionnant et puis c’est la top classe d’avoir marché sur la rue le plus pentue du monde 😉 !

Nous adorons tous les deux l’architecture des églises et cathédrales. Après 7 mois d’Asie et de visites de temples bouddhiques et hindouistes, nous ne résistons pas à aller visiter la cathédrale Saint Paul et la First Church of Otago. La première possède un des meilleurs orgues de l’hémisphère sud, un magnifique instrument.

Après ces quelques visites, direction le sud, nous prenons la route vers les Catlins, cette région qui s’étend de Kaka Point à Fortrose. Une « scenic road » longe la côte et offre des panoramas fantastiques sur la mer et les falaises rocheuses qui s’y jètent. Cette région devrait nous permettre d’observer des otaries, des lions de mers et des manchots, ça promet ! 

Notre premier arrêt sera le « Nugget Point ». Un rapide balade vous emmenène jusqu’au phare (un des plus vieux de Nouvelle-Zélande), et depuis ce point de vue, vous pouvez observer d’énormes rochers pointant vers le ciel, comme posés sur l’eau. Les vagues éclatent sur les rochers et si vous avez des jumelles, vous pourrez apercevoir des otaries.

Nous tentons maintenant notre chance à Cannibal Bay juste à côté du Nugget Point. Il est possible d’y observer ces fameux manchots aux yeux jaunes. Rappelez-vous, nous n’avions pas pu les voir du côté d’Oamaru, nous n’y étions pas à la bonne heure. Une petite cabane d’observation en bois est construite en contrehaut de la plage. Il est strictement interdit de descendre sur la plage à partir de 15h (en hiver) afin d’éviter de faire peur aux manchots qui reviennent de la mer ! Attention, ces petites bêtes toutes mignonnes ont peur de l’humain, il faut scrupuleusement respecter une distance de minimum 10 mètres pour éviter que leur petit coeur ne s’emballe et frôle la crise cardiaque !

Il est 16h30, un peu tôt pour en observer mais nous aurons tout de même la chance d’en apercevoir un pendant un quart de seconde ! C’est un début, il nous reste d’autres chances ailleurs.

30 km au sud d’ici, c’est à Jack’s Bay que nous passerons la nuit.

En fin de journée, Bastien va se balader et essayer d’aller apercevoir un manchot plus loin de l’autre côté de la plage, pendant que moi je prépare à manger (Ah quelle blague ! Non, non, je ne fais toujours pas plus à manger qu’avant, c’est Bastien qui se coltine la tambouille. Ah si, pardon ! Une fois je me souviens, j’ai fait chauffer de l’eau. Ca compte ?). 

Bref, sa petite promenade crépusculaire lui aura offert la chance d’apercevoir un manchot qui revenait de sa petite journée en mer. Il faut savoir qu’ils partent avant le lever du soleil, se nourissent la journée de poissons et calamars, font une petite sieste au large et reviennent tranquillou sur la plage, dans leur nid planqué dans les herbes hautes 2h avant le coucher du soleil.

Ils partent à 25 km au large et plongent jusqu’à 80m en profondeur. Ca rigole pas ces p’tits machins ! Ca doit faire 60 cm au garrot…et ça avance vraiment de façon ridicule ; qu’est ce que c’est que cette manie de sauter à palmes jointes au-dessus des petits rochers qui barrent la route ?

Naaaan, c’est beaucoup trop choupette !

Camping Jack’s Bay. Gratuit. Toilettes sèches. Pas d’eau. Quelques emplacements directement sur le front de mer, à l’extrémité sud de la plage. C’est une baie qui permet de voir des manchots aux yeux jaunes et des manchots bleus. L’avantage d’y passer la nuit, c’est que vous pouvez tenter votre chance le soir et le lendemain matin. Le cadre est magnifique, très vivifiant.

JOUR 9 : 82 km – Région des Catlins : encore des manchots et même un lion de mer !

Le réveil sonne à 6h ce matin. Nous voulons essayer à nouveau d’apercevoir ces p’tits animaux.

A partir de l’aire de camping, il faut longer la plage pendant 10 minutes, jusqu’au bout afin d’arriver à leur nid.

Les traces sur le sol permettent de voir s’ils sont déjà sortis ou non.

Nous rencontrons un habitant qui nous dit qu’ils sont 4 à « nicher » ici, qu’il ne voit qu’une trace et que les autres ne sont donc peut être pas encore sortis. Ah c’est pire qu’une enquête des Experts ! 

Il nous emmène un peu plus loin, dans une crique où il y aurait une dizaine de couples ! Ils sortent vraiment avant le lever du soleil mais ça peut dépendre aussi de leur humeur à ces p’tites bêtes ! Nous n’en verrons pas cette fois. En cherchant mieux, nous finissons pas trouver leurs empreintes sur le sable… Ils étaient déjà passés les roublards ! Et impossible de dire à quelle heure exactement. Toujours est-il que nous étions là autour de 6h30 et avons quitté cet endroit à 8h, nous supposons donc au vu de leurs petites traces qu’ils sont passés sous notre barbe. L’enquête est close. La police cherche encore.

Aux alentours de 10h, un énorme lion de met vient s’échouer sur la plage et prendre le soleil à quelques pas de notre van ! Pff, il nous en arrive de ces aventures ! 

Cet énorme engin est très impressionant, beaucoup plus gros qu’une otarie avec un gros ventre gras et huileux. Il se montre menaçant quand nous approchons un peu trop et se dresse sur ses nageoires. vu la taille de sa gueule et de ses dents que l’ont peut apercevoir quand môsieur baille, mieux vaut ne pas trop le chercher !

A côté de notre van, séjournent Marianne, Luc et leurs enfants de 2 et 4 ans, Bastien et Léonie. Nous sympathisons très vite, ils nous invitent à déjeuner. Ils voyagent pendant 6 mois en Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie et Australie. Nous avons passé un super moment, avec un repas comme des rois, sur le sable, devant la mer et ses magnifiques vagues. Luc nous offre de la bière, du vin… Que demande le peuple ?

Du coup, nous sommes tellement bien ici avec eux à jouer avec les enfants dans le sable que nous ne voyons pas le temps passer. Nous avions prévu de partir vers 10h, voilà qu’il est 15h lorsque nous nous décidons enfin à partir ! 

Depuis notre emplacement de camping, une balade de 20 minutes nous amène au Jack blowhole. C’est un énorme trou de 140 m de longueur creusé dans la terre où l’eau s’infiltre depuis la mer. A marée haute et si le temps est mauvais, l’eau se déchaine dans ce trou, c’est très impressionnant. Le trou est profond de 55m.

Nous descendons toujours la scenic road vers le sud pour rejoindre Purpoise Bay et Curio Bay. Dans la première, si la saison s’y prête, il est possible d’aller nager avec des dauphins. A 20 m du bord, ils arrivent et nagent autour de vous. Faites la planche et laissez-les s’approcher ! Pour notre part, il y avait beaucoup de vent, le ciel était mençant et le thermomètre devait tourner autour des 10 degrés. Si on en avait aperçu de loin, nous aurions peut être eu le courage.

Nous serons beaucoup plus chanceux à Curio bay : nous avons vu 2 manchots sortir de l’eau pour regagner leur tanière dans les fourrés. Cet endroit est assez exceptionnel car il s’agit également d’une forêt subtropicale fossilisée qui date d’avant l’époque Jurassique (180 millions d’années). Il ne reste plus que de la roche au sol ayant capturé les traces des troncs d’arbres. 

Les 2 manchots que nous avons vu sont rentrés vraiment à la nuit tombée. Nous y étions à 17h30, ils sont sortis à 18h, ils faisait presque noir lorsqu’ils ont regagné leur nid dans les hautes herbes. C’était trop miiiiignon ! Nous avons vraiment eu le temps de les observer cette fois, c’était extraordinaire. De nombreux panneaux indiquent qu’il ne faut surtout pas s’approcher à plus de 10m d’eux et respecter un silence religieux. On était ravis 🙂 !

Camping Weirs beach. Gratuit. Toilettes sèches. Eau du robinet. Normalement autorisé que pour les véhicules autonomes mais nous étions absolument seuls dans cette grande étendue d’herbe. C’est assez paumé et franchement, personne ne viendra vous chercher ici, surtout en basse saison ! Nous avons fait la rencontre avec notre premier oppossum bien curieux autour d’un feu de camp. Cette soirée est parfaite : pas un bruit aux alentours sauf le bruit des vagues lointains et les animaux nichés dans les forêts alentours. Pas de vent, il ne fait pas trop froid et la chaleur du feu est parfaite. Le bonheur.

JOUR 10 : 210 km – Le luxe d’un jacuzzi à Invercargill

La journée commence par le Slope Point. Il s’agit de l’endroit le plus au sud de l’île du sud. Un panneau vous indique les distances à l’Equateur et au pôle sud. On n’en aura jamais été aussi proches !

Notre 2ème douche en 10 jours (pas de commentaires svp!) sera encore dans une piscine ! C’est celle de la ville d’Invercargill qui nous accueillera cette fois. C’est un grand complexe aquatique, le Splash Palace. On se fait plaiz’, on fait le plein de chaleur, sauna, jacuzzi bien chaud, il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon moment à moindre frais. Encore moins chère que celle de Dunedin, pour 5,50 $, nous y resterons 2h (mais vous pouvez bien y rester toute la journée si ça vous chante, il y a même le wifi gratuit si vous prenez un café!) ! 😉

Nous ferons la route jusqu’au lac Monowai pour y passer la nuit.

Nous nous rapprochons donc de la région des fjords. Nous y sommes même déjà. Notre but est de rejoindre le Fjord Milford Sound pour y faire une croisière. Nous voulions nous en rapprocher d’avantage, malheureusement, aucun camping gratuit n’existe à proximité. Le lac Monowai est le dernier endroit le plus proche où nous pouvons camper gratuitement. Demain soir, nous serons donc obligé de dormir dans un camping payant.

Camping Monowai Campsite. Gratuit. Le camping est top, au bord du lac, en lisière d’une belle forêt. Une balade d’une petite heure vous amène jusqu’au lac depuis le camping à travers la forêt. Bien chouette. Toilettes sèches. Pas d’eau.

JOUR 11 : 177 km – Une forêt elfique, la région des fjords Milford Sound

Cette petite balade sympa à travers la forêt nous met en jambes pour le début de la journée. Hier soir nous sommes arrivés trop tard pour pouvoir la voir. Nous entendions seulement ses bruits. Ce matin au réveil, nous nous rendons compte que nous avons garé notre van à l’orée d’une magnifique forêt très moussue. Les arbres sont fins et très hauts. Une ambiance elfique s’en dégage, on pourrait croire que Tolkien s’est inspiré de ces forêts pour écrire ses livres et décrire les bois autour de Fondcombe, la cité elfique.

Après avoir encore été dénicher 2 spots de tournage du Seigneur des Anneaux (dont nous parlerons dans l’article dédié) nous filons jusqu’à notre camping pour la nuit. Le dernier camping avant d’arriver au village de Milford Sound est à 40 km (camping Lake Gunn ou Cascade Creek). Ce sont des campings du DOC (Department of Conservation), ils coûtent 6 $ par personne. On se rend compte une fois sur place que l’on n’a pas la monnaie pile. Pour payer, dans ce genre de camping, il faut simplement déposer ces sous dans une « honesty box » à l’entrée avec votre nom et le numéro de la plaque d’immatriculation. Ainsi, quand un responsable du DOC passe (s’il passe…), il peut vérifier facilement qui a payé. Après avoir demandé à tous les vans garés là si quelqu’un a de la monnaie sur un billet de 50 $ (…), nous faisons demi-tour et repartons au dernier « gros » camping (réception, douches et tout le tralala) à quelques km pour faire de la monnaie.  

Et bien contre toute attente, c’est ici que nous passerons la nuit ! En parlant un peu avec la personne de l’accueil (dont se dégage une piquante odeur de bûcheron fâché avec sa douche mais au demeurant fort sympathique), nous arrivons à obtenir un emplacement pour notre van et douche chaude pour 10 $ pour deux !! Youhou ! Moins cher que les campings du DOC et avec le luxe suprême de prendre une douche ! RO-YAL ! 

Concernant la croisière que nous prévoyant de faire demain, il est recommandé de la réserver à l’avance. Le site bookme.co.nz permet d’obtenir des tarifs dégriffés sur pas mal d’activités néo-zélandaises. Malheureusement, nous ne trouvons rien qui nous intéresse. La croisière et l’horaire que nous aurions voulu semble n’être dispo que pour une personne. Et l’autre croisière au rabais nous intéresse moins, pour le même prix, la croisière est plus courte d’une demi heure (Jucy).

Nous décidons alors de prendre le risque d’aller voir demain matin directement sur place. Peut-être aurons-nous plus de chance…

Camping Knobs Flat : le full campsite facilities (douches, cuisine, toilettes) est à 15 $ par personne. Nous n’avons payé que le droit de prendre une douche qui elle seule est à 5 $ alors que nous avons dormi avec notre van sur le camping. Nous avons appris après coup que la personne avec qui nous avons parlé n’est pas le gérant du camping mais la personne qui les remplace pendant leur absence. Nous avons donc eu beaucoup de chance d’avoir ce prix-là ! A 55 km de Milford Village.

JOUR 12 : 465 km – Milford Sound : Croisière ou pas croisière ?

Il faut être de bonne heure à l’embarquement des croisières pour espérer avoir un bon tarif et de la place. Nous nous levons aux aurores, il fait encore nuit noire lorsque nous nous dirigeons vers Milford Sound Village à 6h du matin.

Il a plu toute la nuit, le bruit incessant des gouttes sur le van nous a réveillé plusieurs fois. Ca ne présage rien de bon pour aujourd’hui. Ce matin, il pleut encore beaucoup. 

1h de route plus tard, nous arrivons à Milford Village.

Un grand bâtiment vitré héberge toutes les compagnies de croisières. Le temps est terrible, un vent de folie, une pluie battante, nous sommes trempés après avoir parcouru 20 mètres.

Le premier guichet à l’entrée est celui de Jucy, la première croisière (départ 9h45) est à 55 $. En parlant un peu avec la fille du comptoir, nous arrivons à obtenir une réduction moitié prix pour tous les 2.

Le temps de réfléchir, on nous annonce que toutes les croisières sont annulées à cause des intempéries. Celles de 11h30-12h partiront peut-être mais vu la météo, ça semble compromis également. Nous n’y voyons pas à 10m, nous n’apercevons pas les fjords sensés s’élever devant nous, la brume masque tout, la pluie obstrue notre vision. Nous apercevons quelques cascades gorgées de pluie semblant sortir tout droit des nuages dévalant à toute allure les pentes montagneuses. Quel spectacle incroyable ça doit être par beau temps…

Nous décidons alors de partir la queue entre les jambes et rebroussons notre chemin vers Te Anau. C’est alors que nous croisons un ranger sur la route, il s’arrête et nous fait signe de faire demi-tour… La route est bloquée quelques km plus loin à cause des intempéries… Quand t’as la poisse, t’as la poisse ! Non seulement, notre croisière nous passe sous le nez (et heureusement du coup que l’on ne l’avait pas prépayée et réservée à l’avance !! Je ne sais pas dans ces cas-là s’ils remboursent ou repportent pour le lendemain… nous n’avions de toute façon pas vraiment le temps d’attendre un jour de plus…) mais en plus, nous devons attendre dans notre van sachant que le seul café/bar du coin propose ses cafés à 5$… Nous espérions très très fort au fond de nous que le temps allait se dégager et que la croisière de midi partirait, mais nous n’aurons hélas pas cette chance. Décus, très déçus ; il faut savoir que c’est vraiment l’une des plus belles choses que l’on aurait pu voir ici mais il faut savoir aussi qu’ici il pleut 1 jour sur 2 en moyenne…

Si nous avions eu une météo favorable (et aussi un peu plus de temps), nous serions restés vraiment plus longtemps dans la région des fjords. Il y a des dizaines de super randos à faire, tout le long de cette unique route menant jusqu’aux fjords, on trouve des paneaux de balisage indiquant des sentiers de randonnée. De 45 minutes à 6h aller-retour, on pourrait s’arrêter pratiquement à chaque kilomètre. Rien que cette route d’ailleurs est extraordinaire. Route enclavée dnas les montagnes, à droite une cascade, à gauche un flanc de falaise rocailleux, ça donne très envie d’aller s’y perdre.

Nous avons fait beaucoup beaucoup de route aujourd’hui !! Une grosse journée puisque nous sommes levés depuis 6h.

Nous arrivons donc dans la ville de Queenstown un peu fatigués. C’est très mignon, les villages qui se succèdent respirent la tranquillité. Ils s’organisent autour d’un immense lac en lacet. 

Très difficile dans cette région de trouver un camping gratuit. Ils sont tous payants ou très éloignés de Queenstown. Nous décidons alors de partir directement au nord-ouest de la ville, à une cinquantaine de km.

Le ciel étoilé promet une belle journée pour demain…

Camping Sylvan Campesite. Camping du DOC à 12 $ (6 $ par personne) à régler dans une « honesty box ». Toilettes. Eau du robinet. Beaucoup de mouches de sable le matin.

Emplacement idéal pour démarrer la Routeburn Track, une des « great walks » de 3-4 jours de Nouvelle-Zélande. Il y a également une rando jusqu’au lac Sylvan. Possibilité de faire du feu.

Important : La dernière station essence est à Te Anau, (soit à 2h de route de Milford Village, 120 km), pensez à faire le plein !! A priori il y aurait quand même une petite station de secours au village qui vous facture le litre au double de son prix.

Aucune couverture téléphonique n’est disponible tout le long de la route.

JOUR 13 : 107 km – Rando sur la Routeburn Track

En fin de compte, il a plu toute la nuit… Grrr ! Ce matin la pluie tombe encore et un voile de brume recouvre les montagnes. Nous découvrons le panorama qui nous entoure. De hautes montagnes, une plaine ocre qui s’étend jusqu’aux pieds de celle-ci, de la forêt… 3 autres vans ont aussi passé la nuit là. Quand le ciel se dégage, nous sommes récompensés par un magnifique arc-en-ciel 🙂

L’inconvénient de ce pays (s’il devait y en avoir un), c’est la météo très incertaine. Il pleut très très souvent, et énormément d’activités se font en extérieur. C’est aussi cette pluie qui rend ces paysages aussi verdoyants, mais là tout de suite, nous commençons à nous dire que nous aurions dû y venir un peu plus tôt dans la saison : en été, c’est à dire, en novembre ou en décembre (les saisons sont inversées, nous sommes dans l’hémisphère sud). Mais qu’importe, nous avons droit à de sublimes couleurs automnales en plein mois de mai, les paysages se noient dans un mélange d’ocre, de rouge, de brun, c’est sublime.

Quitte à être ici, il serait dommage de ne pas aller se dégourdir les jambes sur le début d’un des  treks réputés de Nouvelle-Zélande à faire sur 3 ou 4 jours, la Routeburn Track (32 km). Nous profitons d’une petite acalmie et c’est ainsi qu’une petite rando de pratiquement 3h occupera notre matinée. Une bien belle rando à travers la forêt, ce type de forêt très humide et moussue dont je vous parlais plus haut, où on ne serait pas surpris de voir un elfe en sortir.

Après encore 2 petits spots de tournage du Seigneurs des Anneaux sur le chemin (promis on va le faire cet article!), nous ressentons le besoin urgentissime de faire une lessive et des courses ! Ca commence à devenir urgent, le van sent les pieds, l’humidité, la transpi. On nage dans notre jus. 😀 la grande classe ! (bah oui quoi, ça va commencer à paraitre louche qu’on raconte que des choses trop cool, là au moins, ça apporte une crédibilité immense à notre récit!)

Camping Q Box à Queenstown : 15 $ par personne. Toilettes, douches avec eau chaude, cuisine, salle commune. 

Laverie automatique à Queenstown, pour 12 $, lavage et séchage (c’est carrément hors de prix, on est d’accord, d’autant qu’il y a une laverie dans le camping pour moitié moins cher…)

Allez, on vous retrouve très bientôt pour le 3ème récit de nos aventures néo-zélandaises, toujours dans l’île du sud ! Nous vous réservons encore pleiiiiin de belles surprises !!!

Marjo

Bonne vivante, je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure avec mon sac à dos. Même pas peur de tout plaquer pour réaliser mes rêves. Je déteste les gens qui râlent sans essayer de rien changer. J'essaye d'être drôle, mais ça ne marche pas toujours.
Ma morale : Il faut toujours avoir le courage de ses idées !

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