Camping Lifou Nouvelle Calédonie

Camping à Lifou | Infos pratiques, Bons Plans et Robinsonnade

Bonjour et bienvenue sur notre blog ! Comme vous pourrez le remarquer, notre blog se refait une beauté.
Donc désolés pour le design douteux, la mise en page totalement dégueu et l’absence de photos. 🙏
On est sur le coup ! 🙃
Merci de votre compréhension. Bisous.

S’il fallait que l’on choisisse un endroit, une plage, un paradis, ce serait l’île de Lifou dans les îles Loyautés de Nouvelle-Calédonie et la plage Luengoni. Comment résister à jouer les Robinson sur cette plage déserte aux eaux cristallines et au sable fin. Un endroit de rêve auquel on aura bien failli ne pas accéder… On vous raconte notre arrivée mouvementée !

Notre première expérience des îles calédoniennes sera l’île de Lifou, une des îles Loyautés située au nord de Grande Terre à 40 minutes d’avion (ou 5h de bateau).

Nous avons opté pour le pass inter-îles qui nous permet désormais (ça a changé depuis peu) de faire 2 aller-retour sur l’île de notre choix au départ de Nouméa. Le pass inclus maintenant l’île des Pins, il n’est plus restreint aux îles Loyautés. Ça tombe bien, nous souhaitons visiter une des îles Loyautés et l’île des Pins ! 

Notre choix se portera sur Lifou. Nous étions plutôt d’avis de séjourner sur Maré, puis suite à nos investigations auprès des calédoniens, la majorité des recommandations se sont portées vers Lifou pour la renommée de ses spots de plongée, pour sa douceur de vivre et pour l’incroyable gentillesse de ses habitants.

Lifou est la plus vaste des îles Loyautés et aussi la plus peuplée (environ 10 000 habitants), sa superficie est équivalent à celle de la Martinique. Le village de Wé est le point central de l’île, c’est le village le plus important. La particularité du tourisme sur l’île de Lifou, c’est la pratique incontournable de l’accueil chez l’habitant, au sein des tribus, dans des sites paradisiaques. Ici, exit les resorts et les hôtels de luxe, vous êtes au paradis de Robinson, seul sur ce bout de plage sublimissime qu’un calédonien vous aura octroyé.

À Lifou, les plages et les forêts appartient aux kanaks, aux tribus

Les plages et les forêts appartiennent toutes à quelqu’un ou à une communauté.

La nature est préservée, les contacts humains favorisés, dépaysement assuré !

Plages immenses éblouissantes, cocoteraies, vanilleraies, forêts profondes, falaises vertigineuses surplombant les flots turquoise, grottes, anses, sites de plongée de toute beauté…

Lifou propose une telle richesse naturelle et humaine, nous avons complètement succombé à son charme…

Pour organiser un peu notre arrivée, nous avions récupéré les infos des hébergements dans le guide  gratuit Globe-Trotteur qui s’obtient dans les Offices de Tourisme et dont nous vous parlions dans notre article sur Nouméa. 

A Lifou, il doit y avoir seulement 2 vrais petits hôtels, le reste des hébergements sont des cases traditionnelles chez l’habitant ou des emplacements de tente.

On nous avait parlé de la plage de Luengöni comme étant la plus belle plage de l’île et qu’il était idéal d’y séjourner. 2 logements chez l’habitant sont possibles « Chez Bella » et chez Agathe au camping « Hukekep ». Nous appelons les 2 pour connaître un peu les tarifs. N’oublions pas que nous sommes au bout du monde sur une île paradisiaque et que la moindre case est très très chère. Hukekep est au-delà de notre budget, les cases traditionnelles sont vraiment chère, nous cherchons idéalement quelqu’un qui pourrait nous louer une tente ou nous proposer une case autour des 4000 Francs CFP maximum.

Nous appelons pour réserver Chez Bella. Le site semble bien placé et reste à peu près dans notre budget. Nous comprenons que le site n’est pas directement en bord de plage mais on ne va pas faire les difficiles 😉 ! On nous avait prévenu de bien réserver à l’avance les hébergements et les repas si nous en voulions car ici, les habitants vivent au rythme des îles, c’est « à la cool » ! La dame au téléphone est adorable, elle nous dit « si je ne suis pas là quand vous arrivez, c’est que je suis partie vendre le pain, vous vous installez dans la grande case ! A demain !». 

Ça s’annonce bien, les habitants de Lifou semblent effectivement très accueillants.

Nous prenons notre petit avion depuis Nouméa, en 40 minutes, nous sommes à Lifou. Il fait un temps sublime, nous croisons les doigts pour avoir le même temps ces 3 prochains jours !

Pour se déplacer sur l’île, il n’y a pas 36 solutions ! Soit vous louez une voiture à l’aéroport et la rendez à l’aéroport à la fin de votre séjour, soit vous faites du stop ! Le stop marche super super bien sur l’île !! Les habitants s’arrêtent très très souvent et comme il n’y a que 3 ou 4 grandes routes sur l’île, vous trouverez toujours quelqu’un qui vous avancera où vous avez besoin d’aller. Et puis ça permet parfois de faire de belles rencontres 🙂

Une dame très gentille nous a déposé au village de Wé et une deuxième très serviable jusqu’à chez Bella. En moins d’une heure, nous voilà sur la baie de Luengöni devant chez notre hôte.

Nous nous avançons dans son beau jardin très vert, très fleuri, remarquons les fameuses cases et la demeure principale. Personne ne semble être là… Nous sommes un peu inquiets car même si la dame nous avait dit au téléphone de nous installer, je ne reconnais pas la description qu’elle m’a fait au téléphone. 

Une dame sort alors la tête par la fenêtre de la maison, nous entendons son fort accent kanak : 

  • « Bonjour ! Je peux vous aider ?
  • – Oui, nous avons appelé hier pour réserver une case !
  • – Ah non mais moi j’ai plus personne là !
  • – Euh… mais je vous ai appelé hier…
  • – Non non je prend personne ! J’étais contente, j’allais pouvoir laver toutes mes cases, en plus j’ai super mal aux dents, je peux pas vous recevoir là ! 
  • – Mais vous m’avez dit hier que vous seriez peut-être partie vendre le pain et qu’on pouvait s’installer !?
  • – Ah mais j’vend pas du tout de pain moi !…»

La situation est assez comique vu d’ici. Mais je vous assure qu’on avait tout sauf envie de rire. La dame de prime abord est plutôt mal aimable, nous chasse presque de chez elle. Il fait chaud, nos sacs pèsent sur nos épaules, on avait tout sauf envie de ce genre d’accueil ! Où va-t-on dormir ? Combien ça va nous coûter ? On perd un temps fou alors que nous n’avons que peu de temps ici… Mille questions me passent par la tête et je commence à perdre patience. 

Après une longue discussion avec cette dame pour éclaircir ce curieux mystère, nous nous rendons compte que le numéro de téléphone inscrit sur le plan de Lifou que nous a donné l’office du tourisme est éronné et que nous avons appelé une autre dame, à l’autre bout de l’île et que nous avons donc réservé chez elle…

Le problème, c’est que nous n’avons absolument pas envie de séjourner là où l’erreur de l’office du tourisme nous conduit. Bella a toujours très mal aux dents (!) et ne manque pas de nous rappeler qu’elle ne peux pas nous héberger. La dernière solution est d’aller voir chez Agathe (au camping « Hukekep » qui était de base trop cher pour nous) un peu plus loin dans la baie s’il lui reste des cases disponibles, espérons-le !… Et puis tant pis pour le budget… On fera une entorse pour cette fois… 

Nous voilà repartis au bord de la route. 2 km plus tard, nous arrivons au fameux camping Hukekep. Le site est époustouflant. Le peu que nous apercevons fait déjà rêver. Nous faisons la rencontre d’Agathe. Quel sacré personnage ! Pleine de vie et de joie, elle éclate de rire lorsque nous lui apprenons notre mésaventure ! 

C’est là que tout bascule : qu’un rêve devient réalité. En l’espace de 15 minutes les habitants de Lifou viennent de nous faire passer d’une déception profonde à une joie intense.

Agathe qui comprend notre problème d’hébergement et de budget propose de nous prêter une tente et de la planter où l’on souhaite dans son jardin, face au lagon. Non seulement cette dame nous offre la possibilité de passer 3 jours sur l’une des plages les plus fantastiques qu’il nous a été donné de voir mais aussi de profiter de ce paradis pour une somme ridicule.

J’appelle alors la dame chez qui j’avais officiellement réservé en lui expliquant le problème et l’erreur. Compréhensive, elle m’explique que ce n’est pas la première fois que ça arrive. Elle est adorable et nous souhaite un excellent séjour sur Lifou.

Après la pluie vient le beau temps. Nous plantons notre tente face à cette plage parfaite. Nous sommes seuls au monde. Une seule autre tente est plantée à plusieurs dizaines de mètres.

À visiter à Lifou

Nous avons fait pas mal de stop pour nous déplacer mais avons quand même loué une voiture une journée pour gagner un peu de temps au niveau des déplacements. Les locations sont très très chères… Il y a pourtant énormément de loueurs mais il proposent sensiblement tous le même prix. Le moins cher que nous ayons trouvé, c’est LocaV. Lorsqu’on leur a téléphoné, ils nous ont dit que seules des Clio étaient encore dispos. Or, nous voulions louer une Twingo, parce que c’est moins cher et que ça suffit très largement pour les routes plates de l’île. Dans le doute, on a préféré aller vérifier directement auprès du loueur. Bien nous en a pris, le filou essayait de nous vendre le modèle au-dessus alors qu’il lui restait bien des Twingos ! 

Le mieux étant de réserver à l’avance surtout en haute saison ! 

Le marché de Wé

Petit marché sur la place centrale du village de Wé. 6h – 11h les mercredis et vendredis mais attention, à partir de 11h, il n’y a plus rien ! Il faut venir très tôt.

Les Chefferies

Les enceintes des chefferies ne sont pas des sites à visiter, elles sont interdites aux touristes et ne doivent pas être prises en photo. Ces lieux sont sacrés pour les habitants de l’île, ce sont des espaces de rituels coutumiers.

Falaises de Jokin

Ce sont des falaises vertigineuses d’une quarantaine de mètres surplombant une eau turquoise limpide peuplée de nombreux poissons et de magnifiques coraux. On a bien dû passer 2 heures dans l’eau. 10 minutes après que nous soyons sortis, 2 plongeurs nous ont dit avoir croisé  2 requins pointe noire, une raie et des dauphins ! Pas de bol, on les a raté à quelques minutes près ! Le plus incroyable, c’est qu’on a effectivement aperçu ces fameux dauphins en train de sauter dans l’eau et de repartir vers le large. Magique !

Le site de Easo dans la baie de Jinek

Easo est une piscine naturelle ouverte sur la mer disposant d’un parcours sous-marin (pas facile à suivre, les indications ne sont pas très claires). Les fonds sous-marin sont sublimes ! Les coraux sont géniaux, avec des couleurs toujours plus surprenantes !

Attention cependant, des hordes de touristes Australiens débarquent souvent en paquebots de croisière, on a réussi à les éviter ce week-end là (j’ignore pourquoi), on a eu beaucoup de chance !

La Chapelle Notre Dame de Lourdes

Cette chapelle est perchée sur la falaise en contre-haut de la baie de Jinek, très joli point de vue. C’est le lieu où débarquèrent les missionnaires catholiques, ils construisirent cette chapelle en 1898.

La plage de Peng

Plage de sable blanc magnifique en bordure de forêt tropicale. Il y a vraiment personne, c’est très reposant.

La baie de Luengöni

Plage de sable blanc poudreux avec son rocher corallien qui émerge d’une eau d’un bleu profond. On peut très facilement voir des tortues tout près du bord 🙂

Pour nous, la plus belle plage de l’île, immense, déserte, un rêve.

Ce séjour à Lifou nous aura permis de rencontrer Elise et Geoffrey, qui viennent de terminer 1 an en Nouvelle-Zélande et s’offrent un retour en France en passant par la Calédonie et quelques pays d’Asie. Nous partagerons de belles soirées autour du feu de camp au bord de cette magnifique plage de Luengoni. Et comme le hasard fait toujours bien les choses et que surtout ces îles sont toutes petites, nous nous recroiserons sur l’île des Pins quelques jours plus tard !

Nous passerons également de bons moments avec Arnaud, notamment en plongée dans la baie de Jinek et aux falaises de Jokin et à partager une petite bière dans la baie de Chateaubriand après une journée bien remplie. Nous avons appris plus tard qu’Arnaud à également rencontré Elise et Geoffrey avec qui il passera aussi quelques soirées. Oui, ces îles sont toutes petites… 😉 !

Petite anecdote cocasse : Elise et Geoffrey ont loué une voiture pendant leur séjour, ils ont régulièrement pris des auto-stoppeurs. Un matin, ils ont rencontré un dénommé « YoMan », un kanak délirant complètement imbibé d’alcool. Celui-ci les a invité chez eux pour partager une cigarette à l’herbe de provence 😉 après leur avoir proposé de venir avec lui assister à la pêche au crabe de cocotier au coucher du soleil. Le soir-même, Elise et Geoffrey nous racontent cette anecdote plutôt rigolote, nous voilà tous en train de parler de ce fameux « YoMan ».

Le lendemain, nous prenons notre voiture de location. En revenant de notre journée à parcourir l’île, nous tombons en plein milieu d’une manifestation footballistique de renommée internationale. Le village de Wé contre le village de Mu. Bref, nous nous arrêtons pour prendre en stop 3 personnes au bord de la route. Je vous le donne dans le mille : YoMan, sa femme et son frère, ronds comme des pelles. En l’espace de quelques instants l’air de la voiture est imbibé d’alcool. Nous devenons les meilleurs amis de YoMan lorsqu’on lui dit qu’on le connaît, qu’on a entendu parler de lui grâce à Elise et Geoffrey. Il est fier comme tout. Après 20 minutes de voiture, nous voilà chez lui. Il nous propose bien sûr de rentrer, offre que nous déclinons, il est déjà tard, et YoMan est bien trop bourré pour que cette soirée aboutisse à quelque chose de constructif :D. Il nous dit d’attendre. Il revient à la voiture avec un coquillage, un morceau de bois de Santal et une gousse de vanille. Il nous remercie encore pendant de longues minutes avant que nous rentrions comblés de bonheur vers notre petite plage. 

INFOS PRATIQUES LIFOU

Comment arriver à Lifou ?

Prix du Pass inter-îles : 32 800 F CFP (273 €) : Permet de partir vers 2 destinations (aller-retour) au choix au départ de Nouméa (4 segments de vol). Minimum 2 nuits sur place entre chaque vol.

Attention : Seulement 12 kg de bagage sont autorisés en soute et 3 kg en cabine. Ça va très vite ! Ils ne sont pas très regardant au kilo près et vous laisseront passer si vous avez 13 kg mais au-delà, c’est 220 CFP par kilo supplémentaire.

40 minutes de vol.

Si vous souhaitez faire l’aller-retour en avion sans passer par le Pass, il vous en coûtera 24 150 F CFP (200 €), même tarif pour l’île de Maré. L’aller simple est moitié moins cher.

Vous pouvez choisir de rejoindre Lifou par bateau le « Betico » : C’est 5h depuis Nouméa. C’est le même prix pour Lifou et Maré. L’aller-retour en bateau coûte 15 500 F CFP (130 €), diviser par 2 pour le tarif de l’aller simple. L’inconvénient sont les rotations de traversées, il n’y en a bien sûr pas tous les jours. Vous pouvez alors combiner un aller en bateau et un retour en avion ou l’inverse.

Ça reste hors de prix pour faire si peu de trajet, mais Air Calédonie a le monopole et en profite. Le prix des avions sont des prix fixes, peu importe le taux de remplissage de l’avion ou du moment de la réservation.

Le camping Hukekep nous a coûté 5900 F CFP (50 €) pour 3 nuits avec un emplacement de tente. 3 paillotes et une dizaine d’emplacement de tente possible. Bloc sanitaire avec eau chaude, cuisine équipée, faré pour manger. Super accueil d’Agathe et Rémy.

Location de voiture : Loca V, 5775 F CFP (48 €) pour la journée de location.

Le Cemaid est l’Office du Tourisme de Wé, point info où on pourra vous aiguiller.

Le magasin Korail vous permettra de trouver un peu tout et n’importe quoi, c’est un peu la « Foir’fouille » du coin, nous avons trouvé nos palmes, masque et tuba (compliqué d’en louer ici).

Pensez à réserver les repas 24h à l’avance si vous voulez manger au camping. Sinon, il y a des petites supérettes (pas aussi chères qu’on pourrait l’imaginer) où vous pourrez trouver tout ce qu’il faut.

Un paradis en cache un autre, nous vous amenons dans le prochain article sur la célèbre île des Pins, une toute petite île à seulement 20 minutes d’avion de Nouméa qui recèle bien des trésors ! 

A suivre…

Marjo

Bonne vivante, j'adore me marrer et je ne refuse jamais un apéro, c'est un principe. J'aime partir à l'aventure en pleine nature avec mon sac à dos. Avec bonne humeur et sans langue de bois, je vous partage mes récits de voyages, mes bons plans et mes conseils de vadrouille !
Sometimes the hike is better than the top !

View stories

Lâche ton com' !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

12 commentaires